Les étapes du deuil : comprendre ce que tu traverses | Les Mots du Deuil

Les étapes du deuil : comprendre ce que tu traverses

Par Yacine Akhrib, fondateur des Mots du Deuil — Mis à jour en mars 2026

Les étapes du deuil sont un repère, pas un mode d’emploi. Si tu lis cet article, c’est probablement parce que tu cherches à comprendre ce qui se passe en toi depuis la perte d’un proche. Tu veux savoir si ce que tu ressens est « normal ». La réponse courte : oui. Mais ton parcours ne ressemblera à aucun autre. Sur les 122 797 messages publiés sur notre forum depuis 2013, aucune personne n’a décrit exactement le même cheminement. Chacun traverse le deuil à sa manière et à son rythme.

« Un travail de deuil très long, en dents de scie… et qui est loin d’être terminé. Mais se terminera-t-il un jour ? Tout cela serait-il donc « normal » ? » — Membre du forum Les Mots du Deuil

Ce guide te présente les différents modèles — les 5 étapes de Kübler-Ross, les 7 phases, et le modèle en 4 temps que nous observons sur le terrain depuis plus de dix ans. Tu y trouveras aussi des témoignages réels et des repères pour comprendre où tu en es.


Les 5 étapes du deuil selon Kübler-Ross

Les 5 étapes du deuil selon le modèle de Kübler-Ross (1969) sont : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation. Ce modèle, publié dans On Death and Dying, décrivait initialement les réactions de patients en fin de vie face à leur propre mort — pas le deuil d’un proche. Il reste un repère utile pour nommer ce que l’on ressent, mais ce n’est pas un parcours obligé.

Le déni

Le déni est le refus instinctif de la réalité. Tu sais que la personne est morte, mais une partie de toi n’y croit pas encore. Tu peux continuer à attendre un appel, à entendre sa voix, à te retourner dans la rue. Ce n’est pas de la folie — c’est un mécanisme de protection. Le psychisme absorbe le choc par petites doses, comme un organisme qui ne peut pas tout encaisser d’un coup.

La colère

La colère peut surprendre par sa violence et par ses cibles. Elle peut se diriger vers les médecins (« ils auraient dû faire plus »), vers l’entourage (« ils ne comprennent pas »), vers la personne décédée (« pourquoi m’as-tu laissé ? »), ou vers toi-même. Sur notre forum, la colère est présente dans 5,8 % des messages — un chiffre probablement sous-estimé, car beaucoup la refoulent. C’est une émotion légitime. Elle dit simplement que tu refuses cette perte.

Le marchandage

Le marchandage se manifeste par des pensées en « si seulement » : si seulement j’avais appelé ce jour-là, si seulement on avait consulté un autre médecin. C’est une tentative de reprendre le contrôle sur une situation qui t’en a privé. Cette phase est présente dans 8,3 % des messages de notre forum, souvent mêlée à de la culpabilité. Elle peut durer longtemps, surtout quand les circonstances du décès laissent des zones d’ombre.

La dépression

La dépression dans le deuil n’est pas une maladie — c’est la confrontation directe avec la réalité de l’absence. C’est le moment où l’anesthésie du choc se dissipe et où la douleur apparaît sans filtre. L’envie de rien, les pleurs qui viennent sans prévenir, l’impression que le monde continue sans toi. Sur notre forum, c’est la phase la plus exprimée (12,8 % des messages). Worden (2009) rappelle que cette tristesse est une réponse normale à une perte réelle — elle ne nécessite pas systématiquement un traitement médical.

L’acceptation

L’acceptation ne signifie pas être « d’accord » avec la mort. C’est le moment où tu parviens à intégrer la perte dans ta vie sans qu’elle occupe tout l’espace. La douleur ne disparaît pas — elle change de nature. Tu apprends à vivre avec. 11,7 % des messages de notre forum expriment cette phase, souvent des mois ou des années après le décès.

Important : Kübler-Ross elle-même a précisé, dans son dernier ouvrage coécrit avec David Kessler (On Grief and Grieving, 2005), que ces étapes ne sont ni linéaires ni universelles. Elles n’ont jamais été conçues comme un calendrier à respecter.


Les 7 étapes du deuil : une variante courante

Le modèle en 7 étapes du deuil, souvent cité sur internet, ajoute deux phases au modèle de Kübler-Ross : le choc initial (avant le déni) et la reconstruction (après l’acceptation). Les 7 étapes sont donc : le choc, le déni, la colère, le marchandage, la dépression, l’acceptation et la reconstruction.

Cette variante est apparue progressivement dans la littérature de vulgarisation, sans qu’un auteur unique puisse en être crédité. Elle a le mérite d’intégrer deux réalités que le modèle original ne nommait pas : l’état de sidération qui suit immédiatement l’annonce du décès, et le lent travail de reconstruction qui suit l’acceptation. Mais elle partage la même limite que le modèle en 5 étapes — elle suggère un parcours ordonné, ce qui ne correspond pas à ce que vivent la majorité des personnes en deuil.


Pourquoi les étapes du deuil ne sont pas figées

Les modèles en 5 ou 7 étapes donnent l’impression que le deuil suit un chemin prévisible. Ce n’est pas ce que montre la recherche récente, ni ce que nous observons depuis plus de dix ans sur le forum Les Mots du Deuil. Le processus de deuil est en dents de scie : des jours meilleurs suivis de rechutes brutales, des phases qui se chevauchent, des retours en arrière sans raison apparente.

Stroebe et Schut (1999) ont proposé le Dual Process Model — le modèle du double processus — qui décrit l’endeuillé comme oscillant en permanence entre deux pôles : l’orientation vers la perte (pleurer, se souvenir, ressentir le manque) et l’orientation vers la restauration (reprendre des activités, reconstruire une identité, affronter les tâches du quotidien). On ne passe pas d’un stade à l’autre : on oscille, parfois dans la même journée.

Bonanno (2009), dans The Other Side of Sadness, a démontré qu’environ 50 % des personnes en deuil ne traversent pas de dépression majeure. Elles ressentent une douleur intense mais fonctionnent relativement bien — une trajectoire qu’il appelle « résilience naturelle ». Les étapes classiques ne décrivent pas leur vécu.

« Je crois que je suis en train de changer de phase. Jusqu’ici j’avais des grosses crises de larmes mais le reste du temps je planais un peu, une sorte d’hébétude, anesthésiée. Depuis quelques jours j’ai des sortes de coups au cœur ; et alors là c’est une vraie nausée. La réalité bien réelle m’arrive en pleine face. Il est mort. Pourquoi devoir passer toutes ces étapes, toutes plus douloureuses les unes que les autres ? » — Membre du forum Les Mots du Deuil

Ce témoignage illustre une réalité que les modèles théoriques peinent à capturer : le passage d’une phase à une autre n’est pas abstrait, c’est un vécu physique — des nausées, des coups au cœur, un corps qui encaisse ce que l’esprit commence à comprendre.


Les 4 phases du deuil que nous observons

Après dix ans d’accompagnement et l’analyse de 122 797 messages sur notre forum, nous décrivons le deuil en 4 phases — non pas comme un chemin obligatoire, mais comme des paysages que la plupart des personnes traversent à un moment ou un autre, dans un ordre et une durée qui leur sont propres.

Phase 1 : le choc et la sidération

La sidération est la première réponse du psychisme face à l’insoutenable. C’est un mécanisme de protection biologique : le cerveau libère massivement du cortisol et de l’adrénaline, ce qui provoque un état d’anesthésie émotionnelle. Tu fonctionnes en pilote automatique. Tu organises les obsèques, tu réponds au téléphone, tu signes des papiers — mais tu n’es pas vraiment là. Cet état peut durer quelques heures ou plusieurs semaines.

« La semaine qui suit le décès est une période à la fois de sidération, de grande agitation, parce qu’il faut penser à tout et essayer de l’accompagner jusqu’au bout dans la dignité, avec courage. Moi, je ne me rappelle pas de grand-chose, tout ce que je sais c’est que je n’ai pas versé une larme, j’étais comme anesthésiée, un robot. » — Membre du forum Les Mots du Deuil

Ce fonctionnement en « robot » est normal. Il ne signifie pas que tu ne ressens rien — il signifie que ton organisme te protège en filtrant la douleur. Avec le recul, beaucoup de personnes décrivent cette période comme un brouillard.

« Au début du deuil, tout était « filtré », je voyais et vivais tout à travers un brouillard très épais et comme anesthésiée, dans un état second… Je ne m’en rendais pas vraiment compte en le vivant, mais je sentais juste qu’il n’y avait que comme ça que je pouvais continuer à vivre. » — Membre du forum Les Mots du Deuil

La sidération touche aussi l’entourage. Quand le décès est brutal — accident, infarctus, suicide — le choc se propage à toute la famille.

« Mon mari n’était pas malade, il est mort d’un infarctus sur son lieu de travail. À la sidération a succédé le cauchemar. C’est une étrange sensation, l’impression de vivre dans un monde parallèle, avec ceux qui « savent » et ceux qui ne « savent » pas. » — Membre du forum Les Mots du Deuil

Phase 2 : la fuite et la recherche

Quand la sidération commence à se dissiper, deux mouvements contradictoires apparaissent. D’un côté, la fuite : l’envie de remplir chaque minute pour ne pas penser, de déménager, de changer de vie, de tout effacer. De l’autre, la recherche : chercher des signes de la personne disparue, relire ses messages, revenir sur les lieux partagés, tenter de comprendre pourquoi. Ces deux mouvements peuvent alterner dans la même journée. Ni l’un ni l’autre n’est pathologique — ils sont la preuve que le lien d’attachement ne se rompt pas du jour au lendemain.

Phase 3 : la déstructuration

La déstructuration est le moment où la protection du choc a disparu et où la réalité de l’absence s’installe sans filtre. C’est la période la plus douloureuse. Tu peux te sentir incapable de fonctionner, perdre l’appétit, le sommeil, l’envie. Les choses qui avaient du sens n’en ont plus. Christophe Fauré (2012), dans Vivre le deuil au jour le jour, décrit cette phase comme une « déstructuration nécessaire » — le psychisme démonte les anciens repères pour pouvoir, plus tard, en construire de nouveaux. C’est douloureux, mais c’est un signe que le processus avance.

Phase 4 : la restructuration

La restructuration ne signifie pas oublier. Worden (2009) parle de « relocaliser » le lien avec la personne décédée : elle n’est plus physiquement présente, mais elle garde une place dans ta vie intérieure. Tu recommences à investir dans de nouveaux projets, de nouvelles relations, sans que cela trahisse la personne disparue. Ce n’est pas un retour à « avant » — c’est la construction d’un « après » qui intègre la perte.

« Après le désespoir, le temps fait son office, et on reconstruit sa vie… doucement, pierre par pierre. » — Membre du forum Les Mots du Deuil (8 ans après la perte de sa fille)


Combien de temps dure un deuil ?

Il n’existe pas de durée standard pour un deuil. Selon le type de perte, les circonstances du décès et le soutien reçu, le processus peut durer de quelques mois à plusieurs années. Le deuil n’est pas terminé à une date fixe — il évolue jusqu’à ce que la douleur ne soit plus au centre de ta vie quotidienne.

La perte d’un conjoint, notamment, implique des bouleversements spécifiques que nous détaillons dans notre guide sur le deuil du conjoint.

Plusieurs facteurs influencent la durée :

La perte d’un parent engage aussi des dimensions identitaires particulières que nous explorons dans un guide dédié.

  • Le type de lien : perdre un enfant, un conjoint ou un parent ne mobilise pas les mêmes ressources psychiques. Le deuil d’un enfant est souvent le plus long et le plus dévastateur (sur notre forum, les sujets « perte d’enfant » comptent 1 929 fils de discussion).
  • Les circonstances du décès : un décès brutal (accident, suicide, meurtre) prolonge généralement le processus par rapport à un décès attendu après une maladie.
  • Le soutien social : les personnes entourées traversent mieux que celles qui s’isolent.
  • Les deuils antérieurs : un nouveau deuil peut réactiver des deuils non résolus.

Christophe Fauré (2012) rappelle que le deuil n’est pas une maladie dont on « guérit ». C’est un cheminement dont l’issue n’est pas le retour à l’état d’avant, mais la capacité à vivre pleinement malgré l’absence.

« Le 19, cela fera 10 mois ! Nous n’avons jamais été séparés plus de 2 jours, alors 10 mois ! Et après ? Combien de temps encore ? Le temps qui passe n’arrange rien ! Je ne peux pas empêcher mon cerveau de penser, penser, toujours penser à cette absence. » — Membre du forum Les Mots du Deuil

Cette question — « combien de temps encore ? » — est probablement celle que les personnes en deuil posent le plus souvent. Elle n’a pas de réponse chiffrée. Mais elle est légitime. Et le fait même de la poser montre que tu cherches à avancer.


Le travail de deuil : ce que ça veut vraiment dire

L’expression « travail de deuil » vient de Sigmund Freud (Deuil et mélancolie, 1917). Freud décrivait le processus par lequel la personne en deuil se détache progressivement des souvenirs liés à la personne disparue, pour réinvestir son énergie psychique ailleurs. Depuis, l’expression a été tellement reprise et vidée de son sens qu’elle est devenue une formule creuse — « il faut faire son travail de deuil » — qui ne dit rien de concret.

En réalité, il faut distinguer deux choses. Le processus de deuil est involontaire : il se met en marche tout seul après la perte, que tu le veuilles ou non. C’est ce qui produit les phases décrites plus haut. Le travail de deuil, au sens de Worden (2009), désigne les actions conscientes que tu entreprends pour avancer : parler de la personne, écrire, consulter un professionnel, participer à un groupe de parole. Le premier se fait en toi. Le second, c’est ce que tu fais activement.

Worden définit 4 tâches du travail de deuil :

  1. Accepter la réalité de la perte — sortir du déni, intégrer que la personne ne reviendra pas.
  2. Traverser la douleur — ne pas la fuir, ne pas l’anesthésier.
  3. S’adapter à un environnement sans la personne — réapprendre les gestes du quotidien seul.
  4. Trouver une connexion durable avec le défunt tout en réinvestissant la vie — garder le lien sans rester bloqué.

Ce qui peut bloquer le processus de deuil

Certaines circonstances peuvent empêcher le processus de deuil d’avancer. On parle alors de deuil compliqué, ou — depuis l’intégration dans le DSM-5 en 2022 — de trouble du deuil prolongé. Voici les principaux facteurs de blocage :

  • Le deuil non reconnu : perte d’un animal, deuil périnatal, rupture amoureuse, décès d’un ex-conjoint. Quand l’entourage ne reconnaît pas la légitimité de ta douleur, le processus est freiné.
  • Le décès traumatique : accident violent, suicide, meurtre. Le traumatisme se superpose au deuil et peut nécessiter un accompagnement spécialisé.
  • L’absence de rituel : ne pas avoir pu voir le corps, ne pas avoir assisté aux obsèques (covid, éloignement géographique) complique l’intégration de la réalité.
  • Les injonctions sociales : « sois fort », « il faut avancer », « ça fait déjà six mois ». Ces phrases, même bien intentionnées, nient le droit à la douleur et poussent à refouler des émotions qui ont besoin d’être vécues.

« Cela fait 8 ANS que mon fils est parti. Il est parti en 1 semaine, du jour au lendemain, un problème cérébral, une opération, le coma et la fin ! Il avait 27 ans. 8 ans après, c’est toujours aussi dur ! Suis-je dans un « deuil compliqué » ? » — Membre du forum Les Mots du Deuil

Signes d’alerte : si plus de 12 mois après le décès tu constates une incapacité persistante à fonctionner au quotidien, un isolement croissant, ou des pensées suicidaires — il est important de consulter un professionnel (psychologue, psychiatre).

Si tu traverses une crise : appelle le 3114 (numéro national de prévention du suicide, disponible 24h/24). Tu n’es pas seul(e).


Le deuil amoureux : quand la perte n’est pas un décès

Les étapes du deuil amoureux — après une séparation, un divorce, une rupture — partagent des mécanismes communs avec le deuil lié à un décès. On y retrouve le choc, la négation, la colère, l’effondrement et la reconstruction. Le cerveau traite la perte d’un lien d’attachement de manière similaire, que la personne soit morte ou partie.

La différence fondamentale est l’irréversibilité. Dans le deuil d’un décès, la personne ne reviendra pas — jamais. Dans le deuil amoureux, l’espoir de retrouvailles (même infime) peut maintenir dans la phase de marchandage beaucoup plus longtemps. Par ailleurs, le deuil amoureux est souvent socialement minimisé (« tu en trouveras un(e) autre »), ce qui en fait un deuil non reconnu et potentiellement plus difficile à traverser.


Comment traverser les étapes du deuil

Il n’existe pas de recette pour traverser le deuil. Mais en dix ans d’accompagnement de 72 000 personnes, nous avons observé ce qui aide — et ce qui n’aide pas.

Ce qui aide :

  • Ne te compare pas. Ton deuil n’est pas celui de ta sœur, de ton voisin ou d’un membre du forum. Chaque parcours est unique.
  • Accepte les hauts et les bas. Le deuil est en dents de scie. Un bon jour ne signifie pas que c’est fini. Un mauvais jour ne signifie pas que tu recules.
  • Ne t’isole pas. L’isolement prolonge et complique le processus. Parler — même à des inconnus sur un forum — aide à mettre des mots sur ce qui se passe en toi.
  • Écris. Beaucoup de membres de notre forum témoignent que l’écriture (journal, lettres à la personne décédée, messages sur le forum) les a aidés à traverser les moments les plus difficiles.
  • Consulte si tu en ressens le besoin. Un psychologue spécialisé dans le deuil, un groupe de parole (associations comme Empreintes – Vivre son deuil, ou SOS Amitié au 09 72 39 40 50) sont des ressources précieuses. Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse.

L’essentiel à retenir

  • Les 5 étapes du deuil (Kübler-Ross, 1969) sont un repère, pas un calendrier. Elles décrivaient initialement les patients en fin de vie, pas les personnes en deuil.
  • Les 7 étapes ajoutent le choc et la reconstruction, mais gardent la même limite : elles suggèrent un parcours linéaire qui ne correspond pas à la réalité.
  • La recherche moderne (Stroebe & Schut, 1999 ; Bonanno, 2009) montre que le deuil est un processus oscillatoire, en dents de scie, pas une suite d’étapes ordonnées.
  • Nous observons 4 grandes phases — choc, fuite/recherche, déstructuration, restructuration — qui peuvent se chevaucher et se répéter.
  • La durée du deuil varie selon le lien, les circonstances et le soutien. Il n’y a pas de norme.
  • Le travail de deuil (Worden, 2009) est un effort actif — accepter la perte, traverser la douleur, s’adapter, réinvestir.
  • Si le processus te semble bloqué depuis plus de 12 mois, consulte un professionnel.

Sources et références

  • Kübler-Ross, E. (1969). On Death and Dying. Macmillan.
  • Kübler-Ross, E. & Kessler, D. (2005). On Grief and Grieving. Scribner.
  • Freud, S. (1917). Trauer und Melancholie (Deuil et mélancolie).
  • Stroebe, M. & Schut, H. (1999). The Dual Process Model of Coping with Bereavement. Death Studies, 23(3), 197-224.
  • Bonanno, G.A. (2009). The Other Side of Sadness. Basic Books.
  • Worden, J.W. (2009). Grief Counseling and Grief Therapy. 4th ed. Springer.
  • Fauré, C. (2012). Vivre le deuil au jour le jour. Albin Michel.
  • Beautheac, N. (2002). Hommes et deuils. La Martinière.
  • American Psychiatric Association (2022). Prolonged Grief Disorder. DSM-5-TR.
  • Données du forum Les Mots du Deuil : 122 797 messages analysés (2013-2026).

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À lire aussi dans ce dossier :

Certaines pertes s’accompagnent de spécificités propres : le deuil périnatal — fausse couche, IMG, mort-né — suit un chemin qui lui est particulier, avec des besoins de reconnaissance et de soutien spécifiques.

19 réflexions sur “Les étapes du deuil : comprendre ce que tu traverses”

  1. eliane richard

    je voudrais renouer une relation amicale ou plus avec mon premier amour de mes 15 ans qui se trouve veuf accidentellement depuis 1O mois. J ai 66 ans et lui 71. Notre relation était des plus platonique mëme pas un flirt.
    je suis allée le voir après 51 ans de silence ; tous les deux ayant fait notre vie chacun de son côté. IL respire le chagrin malgré son esprit combatif et son activité professionnelle toujours en cours. Vu notre âge et son chagrin,
    son esprit catho pratiquant, je pense que cette touchante histoire n aura pas de suite. COMMENT FAIRE ?
    attendre… attendre… à notre âge ? MERCI

      1. eliane richard

        j ai lu et j’ai pigé ; mais vu nos âges, si toutefois le bonhomme arrive à passer à autre chose se sera sans moi…… et pas non plus avec une autre. Après 46 ans de mariage, il aimait toujours sa femme. IL a un bon soutien familial avec ses sœurs, sa fille qui travaille avec lui. Dirigeant de Pompes Funèbres, très catho, ancien sapeur-pompier son contexte et son environnement, la force intérieure qu’il possède font qu’il finira l’âme en paix sans avoir apprécié une compagnie féminine qui le ferait culpabiliser. Dommage, car évidemment je suis libre aussi. Il fallait que je sache que nous vieillirons seuls chacun de notre côté. Trop tard… J’ajoute que 6O kilomètres nous séparent (pas rien)… Si seulement nous avions 1O ans de moins… MERCI

        1. Je m’étonne que mes courriers soient encore sur votre site. Je n’ai plus cherché à contacter cette personne. Même si quelquefois je rêve un peu, ma lucidité me renvoie toujours dans la réalité. Salutations

          1. Je pense Eliane que tu es prisonnière de différentes croyances qui t’empêchent d’avancer et de changer ta vie.
            Un jour un homme à rêvé traverser l’atlantique, un autre à revé voler même si on lui disait que rien qui ne soit plus lourd que l’air puisse voler, un jour un homme à rêver marcher sur la Lune…
            Les solutions sont en toi Eliane, tu peux choisir de garder tes rêves ou alors choisir de te libérer de tes croyances et donner vie à ta vie. L’être humain cherche toujours des excuses pour rester dans sa zone de confort. Sort de cette zone, tu verras, la vie est plus fun quand on sort de nos habitudes. Ne reste pas ancré au port et prends le large. Ne baisse pas les bras car tout est possible dans la vie et l’âge n’a rien à voir là dedans. Reprends contact avec cette personne, revois le et éclates toi. Peu importe le dénouement de cette histoire, l’important est que tu te fasse plaisir et quelque soit l’issu tu aura vécu un très bon moment de ta vie en ne te cantonnant pas à tes croyances et tes habitudes.

          2. Cher Benoit, Au début de ton courrier je pensais que tu me conseillais avec sagesse « d’avancer » comme on dit aujourd’hui et de mettre mon passé de côté. Plus loin quand tu me conseilles de reprendre contact avec cette personne, j’hallucine… Tu as lu plus haut le portrait du « monsieur »? Malgré mon look bon genre, mon charme indiscutable et ma bonne éducation, j’aurais peur de me prendre une veste comme on dit auj. Tu es surement jeune… Si tu avais vécu tous mes échecs, tu aurais peur de souffrir comme moi. Merci tout de même. ELIANE.

  2. Ping : Poèmes, citations et textes autour du deuil | Traverser le deuil

    1. Bonsoir Nicole. Votre deuil est-il récent ou plus ancien ? Relisez toutes les étapes citées sur ce site. Pour ma part je pense qu’il en va de même pour la perte d’un être aimé comme dans celle d’un ratage de la vie : on ne fait jamais le deuil de rien ni de personne, on apprendre a vivre avec…. Bon courage

  3. J’ai perdu ma maman le 3 avril 2013 d’une rupture d’anévrisme. Une perte brutale. J’avais une relation fusionnelle. Depuis son décès, je ressens un énorme vide. J’ai un mari et trois filles, j’ai 35 ans et un poste à responsabilités. J’intériorise beaucoup mes sentiments, je contrôle mes émotions pour ne rien laisser transparaître à mes collègues mais aussi à la maison, face à mes filles. Je constate que je ne suis pas un robot et souffre beaucoup de devoir paraître forte alors qu’intérieurement je suis faible. J’ai besoin de parler avec des personnes qui ne me jugeront pas et avec des personnes qui me comprennent. C’est très difficile en ce moment, j’ai mal au cœur, ma maman me manque tellement. Si seulement, on pouvait me la rendre ne serait-ce qu’une journée…

    1. Bonsoir Ta-ly,

      Merci d’avoir partager votre témoignage émouvants ainsi que votre douleur et vos difficultés.
      Je vous ai envoyé un mail afin de répondre à vos questions et vous mettre en contact avec des personnes de confiance qui pourront vous aider dans cette épreuve.
      Je suis de tout cœur avec vous,

      Chaleureusement,

    2. Ta-Ly vous avez eu la chance d’avoir vécu une bonne relation mère-fille ce qui n’est pas toujours évident. J’avais un problème avec ma mère, ma fille aînée en a un avec moi… Evacuez ce trop plein d’amour filial subitement meurtri par la disparition de votre mère. Ouvrez-vous à vos plus proches amies, à votre mari, à la plus à l’écoute de vos filles. Que de monde autour de vous ! Qu’elle chance ! Vous n’êtes pas faible, seulement comme nous le faisons tous -constructeurs d’une carapace- alors qu’à l’intérieur ça craque. Vous avez mal au cœur dites-vous, c’est vrai au sens propre comme au figuré. Racontez votre maman, souriez aux souvenirs des bons moments, pleurez au rappel de la perte. Méfiez-vous cependant des médiums et charlatans en tous genres ; ces gens ne feront pas des miracles pas mais vous rendrons bien plus mal dans votre peau. Comme il est dit sur ce site LE TEMPS intelligent fera son œuvre. Cordialement.

    3. bonjour c’est très difficile de perdre un etre cher. Moi j’ai perdu ma fille ainée il y a environ 9 mois. Mon seul réconfort est ma dernière fille qui à environ 10 ans. Ton réconfort est ton époux et tes enfants. Ne donne pas l’impression à tes enfants et ton époux que tu aiment plus ta mère qu’eux. Si tu crois en Dieu, prie et tu auras le réconfort dans la prière, seul Dieu apaise les coeurs affligés

  4. Bonjour,
    Depuis quinze mois il est pari, un grand Amour, secret et en plus il est parti d’un infarctus, donc soudain. Mon cheminement est dans le silence.
    Chaque jour je lis le livre du Docteur Ch. Fauré, Vivre le deuil au jour le jour, il en parle dans son livre de ce choque psychologique.
    Merci de votre aide,
    Constanza.

  5. Je comprend votre douleur puisque je viens de perdre ma mère ,que j’aimais follement .Elle est partie de manière très brutale ,alors que je n’ai pas eu le temps de lui dire au revoir et que je l’aimais .
    Je fais semblant d’être forte au travail(je suis infirmière),et mes collègues ^pensent surement que je vais bien ,mais progressivement, le vide s’installe et tout commence à me paraître dérisoire ou futile .je n’ai de goût à rien mais personne ne le sait .Ma mère était ma force et j’ai l’impression malgré tout qu’elle m’envoie son énergie pour que je ne « tombe » pas .J’essaie de me convaincre qu’elle est bien et qu’elle me protège avec les siens, qu’elle a dû retrouver avec bonheur ,elle qui renfermait sa douleur, d’avoir perdu ses sœurs et ses frères .Je vous souhaite beaucoup de courage et vous envoie un souffle d’énergie pour vous aider à supporter le quotidien .
    Béatrice

  6. Bonjour,

    Je vous écris car je ne sais pas vers qui me tourner. J’ai perdu mon emploi en novembre 2013 (et toujours sans emploi à l’heure actuelle) et le 27 décembre 2013 ma maman est décédée brutalement d’un cancer généralisé (sans savoir l’origine du cancer; les tests disaient tout et n’importe quoi et faisaient tourner en bourique les médecins). Maman est partie en à peine 6 semaines. Depuis, je culpabilise énormément car c’est moi qui est pris la décision d’emmener maman à l’hopital (à la base elle était bloquée du dos depuis aout 2013). J’ai préparé de A à Z l’enterrement de maman (avec le soutien de mon frère et de ma marraine mais sans l’aide de mon père qui m’a laissé tout gérer). Nous avons enterré ma maman le 03/01/2014 et le 04/01/2014, c’était l’anniversaire de ma maman ainsi que les 1 an de ma fille.
    En cette période des fêtes, c’est très pénible pour moi (encore plus que l’année passée): pour un rien je pleure, je suis à fleur de peau, je n’ai envie de rien et pourtant il faut que j’avance pour ma fille qui n’a rien demandé.
    Que dois-je faire car pour le moment, je fais vivre un enfer à ma famille? Pouvez-vous m’aider?
    Merci d’avance.
    Virginie

    1. Monique Chaix

      je ne me hazarderai pas à donner des conseils …Après 11 ans de veuvage, je suis toujours dans le chagrin … profond…. Encore il y a un petit instant, j’ai versé de lourdes larmes surb l’absence de mon si chzer époux… je ne me fait toujoursb pas à son absencve. Il me manque tellement!!! Ns étions totalement fusionnels et ne savions rien faire l’un sans l’autre… Après nos journées de travail, ns avions tjrs la même émotion en ns retrouvant!!! Ns nzs étreignions très fort comme ns le faisions quand ns ns sommes connus et que ns ne pouvions ns passer l’un de l’autre!!! Devenus parents de 2 beaux garçons qui ns ont remplis de bonheur, je crois que ns avons été plus époux que parenbts…!!! Pourtant ns leur avons donné tout e notre vie pour les rendre heureux et essayer de leur apprendre la vie…Mais morsqu’ils ont eu l’âge de prendre leur envol, nous n’en avons pas souffert… et même nous avons aimé le retour de la vie à 2!!!
      Depuis mon merveilleux époux n’est plus là… et je poursuis ma … »vie » qui n’en est plus une sans lui… Il est dans mon coeur, ds mes fibres, dans mes pensées .. Je lui parle sans arrêt… Depuis qu’il m’a laissée sur le bord de notre chemin … plus grand chose ne m’intéresse… De nombreuses choses , de souvenirs., de lieus… me le rappellent sans cesse… Je ne peux vivre qu’entourée de ses , de nos photos… Chacune me rappelle des moments de notre vie… Rassurez-vs, ce n’est pas morbide!!! Au contraire!!!
      Il m’est souvent arrivé de parler de lui à des amis.. mais j’ai vite rencontrer de l’indifférence, de l’agacement… J’ai cessé… En revanche, quand des gens proches ou pas, me parle de leurs soucis, dev leur chagrins, etc… je suis sincérement en ampathie avec eux et non seulement je les écoute, mais je les encourage très sincérement… sans que cela me pèse… ni accroisse mes peines… J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont appris à m’effacer et à tendre la main… Je leur en sais gré!!!
      Bon… … Je retourne à mes activités de vieille dame , retirée en Corse dans la lmaison de famille de mon mari…où je suis venue le retrouver en quittant Marseille définitivement!!!! pourtant j’adore ma ville de naissance … Mais je n’y avais plus amis et famille …qui m’y retienne… Ici, au village en Corse, je suis comme ds un cocon dans les souvenirs que j’y retrouve!!

      Courage .. à vous Virginie!!! Votre fille va vs aider à sa façon!! Je vs embrasse toutes les 2 très fort …
      Monique, une vieille mamie…

  7. J’ai perdu mon mari il y a 2 mois1/2, l’homme de ma vie depuis plus de 60 ans et je suis dans un état de détresse incontrôlable.
    Mes enfants sont adorables, mais ils vivent loin de moi et je suis seule dans le silence de ma grande maison. Ce manque de présence, de rires, de tendresse, de partages, de repas à deux, de tout ce qui fait la vie, est atroce.
    Allumer la télé pour avoir une sorte de vie dans mon silence est ma seule arme.
    Je suis âgée (83 ans) et on me dit que c’est la vie et que c’est normal. On me dit qu’il y a des détresses plus atroces que la mienne…mais bien que ce soit vrai, ça n’arrive pas à me consoler.
    Ma vie, à cet âge, est finie et vide de sens.
    J’adore mes enfants et mes petits enfants qui me le rendent bien, mais chacun a sa vie c’est normal et le manque de l’homme que j’aimais tant, me manque à chaque minute de ma vie.
    Il est très difficile d’expliquer que chaque geste de ma vie est fait en pensant à lui….c’est incompréhensible à faire comprendre à qui ne l’a pas vécu,
    Je ne sais pas comment je vais surmonter ça…

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