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depuis le 23 avril 2014

Démarré par qiguan, 03 Juin 2014 à 22:24:48

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Mononoké

oh oui, comme Qiguan a raison,
merci pour ce beau partage Régine!!

"Je me nourris pour tenir de toi en souvenir mais en ayant toujours (encore) faim de qui tu étais corporellement" je me sens affamée de lui.
comme tes mots résonnent ...

douce nuit
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

Régine

<<Plus je fais des choses, où j'y trouve des satisfactions, des joies, des plaisirs, des échanges, des compréhensions aussi plus je sens en creux que je les fais car il n'est plus là,et le manque me vrille encore plus ou autrement que lorsque je ne pouvais rien entreprendre ...>>

C'est pareil pour moi..je peux dire que je fais plein d'apprentissage .mais...c'est parce que mon  chummy n'est plus là..un jour j'ai été parachutée..sur une planète qui m'était inconnue..un jour je me suis réveillée et j'étais sur une petite planète ..seule lã..au debut, j'avais peur en maudit..je ne dormais pas la nuit..je ne savais pas trop quoi manger parce que je ne savais pas ce qui était bon autour de moi..j'ai eu comme un choc terrible ..j'avais beau me pincer..je voyais bien  au fur et à mesure..que c'était la réalité..tranquillement je me suis mise à essayer le plus possible de m'adapter à ce nouvel univers..
Je pensais des fois que mon chummy finirait bien par réapparaître..mais non..où est-il rendu ?, lui...je ne sais pas ..

Voilã, c'était le conte de la fille qui c'est réveillée un jour dans un autre monde!

Merci Qiguan!


qiguan

oui tombées sur une autre planète sans matériel de secours ...
merci à vous pour vos passages ici

la matérialisation de mes besoins d'aide est arrivé par une lettre compte rendu (copie de la lettre au généraliste) du bilan au service où j'ai un suivi (psy et médecin connus aux soins palliatifs)
"la finesse de son questionnement lui permet, après une très longue période de destruction, de remettre du sens sur sa vie et d'investir de nouveaux modes d'actions et de réactions. Sa capacité d'introspection lui permet d'avancer vers un mieux être"
ben oui ...

affectueusement à vous
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Pandor

Vivre pour eux ou mourir pour moi ?

Stana

  Oui, chacun progresse à son rythme, à sa manière, et même lorsqu'on a trouvé une certaine sérénité, un mieux-être interieur, de petits retours en arrière, ou l'absence, le manque se font à nouveau plus douloureux, où les pires images nous reviennent en mémoire, plus intensément, surviennent par intermittence. Je pense que c'est inévitable par moment. Ils nous manqueront toujours, mais ces moments plus difficiles mettent en relief ceux qui sont plus doux, et nous savons qu'ils sont toujours transitoires.
  Prends soin de toi  :-*
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

Régine


<<la matérialisation de mes besoins d'aide est arrivé par une lettre compte rendu (copie de la lettre au généraliste) du bilan au service où j'ai un suivi (psy et médecin connus aux soins palliatifs)
"la finesse de son questionnement lui permet, après une très longue période de destruction, de remettre du sens sur sa vie et d'investir de nouveaux modes d'actions et de réactions. Sa capacité d'introspection lui permet d'avancer vers un mieux être"

C'est vraiment super! Bravo pour tout ce cheminement effectué.

<<même lorsqu'on a trouvé une certaine sérénité, un mieux-être interieur, de petits retours en arrière, ou l'absence, le manque se font à nouveau plus douloureux, où les pires images nous reviennent en mémoire, plus intensément, surviennent par intermittence.>> Stana

Ça me parle,beaucoup aussi!

Stana

  Je pense que nous vivons tous ce cheminement à notre manière spécifique et à notre rythme, mais qu'il y a toujours une base commune, de même que dans le début du deuil, qui est toujours un déchirement inexprimable, qui nous laisse désorientés. Chacun doit vivre son propre cheminement, sans essayer de brûler les étapes.
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

qiguan

#757
CitationChacun doit vivre son propre cheminement, sans essayer de brûler les étapes.
oh oui !
je n'ai pas voulu accepter la pression ressentie à entendre les "fameux" conseils pour s'en sortir
ni celle venant de lire que d'autres faisaient bien bien plus que moi
et je ne regrette absolument pas !
:-*

pour mémoire pour moi
http://forumdeuil.comemo.org/apres-la-grande-souffrance-la-reconstruction/ma-reconstruction-pas-a-pas/msg86390/#msg86390
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Anneso85

Chère Qiguan, comme tu as raison!
Tes conseils et réflexions sont tellement précieux et aidants. Ne serait-ce que pour l'idée qu'aller mieux/se reconstruire doucement est possible et que ca ne veut pas dire oublier/tourner la page -quelle horreur, comme si nous pouvions souhaiter une telle chose :P!-
En tout cas, ça l'est pour moi, n'en déplaise à ces donneurs de "fameux" conseils! Alors de tout cœur MERCI
Affectueusement

qiguan

"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
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qiguan

"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
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Stana

Citation de: Anneso85 le 21 Mai 2017 à 16:19:25
Chère Qiguan, comme tu as raison!
Tes conseils et réflexions sont tellement précieux et aidants. Ne serait-ce que pour l'idée qu'aller mieux/se reconstruire doucement est possible et que ca ne veut pas dire oublier/tourner la page -quelle horreur, comme si nous pouvions souhaiter une telle chose :P!-
En tout cas, ça l'est pour moi, n'en déplaise à ces donneurs de "fameux" conseils! Alors de tout cœur MERCI
Affectueusement
Oui je vois très bien ce que tu veux dire Anne  :) moi non plus je n'aime pas les expressions comme "faire son deuil", "tourner la page" etc parce-que ça semble synonyme d'oubli ou presque, de ne plus y penser que de temps en temps, passer à autre chose, continuer sa vie comme s'il n'était rien arrivé-ou, en tout cas, comme si c'était loin derrière nous, du passé, point  >:( je sais très bien ce que pensent les gens...bien sûr, il n'en est nullement question pour moi non plus. Continuer à vivre, maintenir un èquilibre, oui, ça n'a rien à voire. Je suis heureuse d'avoir pus le garder dans une place à part dans mon cœur, dans chacune de mes pensées, et que je sois ou non dans un bon état d'esprit, le savoir toujours en moi. Je ne cesserai jamais d'honorer sa mémoire adorée. Et lorsque je suis dans une bonne période, je ne l'"oublie" pas pour autant, au contraire: avoir la conviction qu'il peut être heureux pour moi quand je vis un bon moment, une joie au quotidien contribue à ce mieux-être. Mais tout le monde ne peux pas comprendre  ;)
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

qiguan

Citationavoir la conviction qu'il peut être heureux pour moi quand je vis un bon moment, une joie au quotidien contribue à ce mieux-être. Mais tout le monde ne peux pas comprendre  ;)
Peu importe si on comprend suffit d'être respectées ...
Car souvent ces joies tirées de notre spiritualité particulière (sans religion et liée à des signes) laissé des personnes penser qu'on ne devrait donc pas avoir de souffrance du manque ...
Affection
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Stana

 Oui c'est vrai, être respecté c'est déjà beaucoup. Pour ma part, j'ai plusieurs amis et même quelques connaissances qui, même sans partager ma foi ou même sans avoir une croyance quelconque, comprennent et respectent la mienne et la manière dont je vis mon deuil, sans penser que je suis dans une forme de déni. Comme je l'ai déjà dis, j'ai toujours eu cette foi personnelle, elle n'est pas apparue avec le décès de Pierre, donc ce n'est pas du déni  ;) il y a eu de très nombreuses personnes se sont plus ou moins ouvertement moquées de moi, ce qui m'a convaincue de ne plus me confier qu'à quelques personnes choisies. Je ne m'en porte que mieux depuis  :)
  comme tu dis, il doit aussi y avoir des gens qui ne comprennent pas que nous ayons autant souffert, et éprouvions toujours l'absence, le manque, étant donné nos croyances ou convictions. Pourtant c'est logique si on y réfléchit bien: si, dans cette vie-ci, un grand amour, grand ami ou autre pars si loin que nous ne le reverrons pas avant des années et des années, et même si nous savons que le lien nous unissant est toujours présent, que nous communiquons de temps en temps, et que nous savons ou espérons que la personne est heureuse là où elle est, il y a toutes ces consolations, mais le manque lié à l'absence, à la présence de l'être aimé à nos côtés, matériellement est bien là. Nous savons ou espérons bien retrouver l'Autre un jour, mais en attendant, la tristesse peux nous submèreger par moment-et combien plus dans un premier temps...vu sous cet angle, ce que nous èprouvons est tout aussi naturel...et amplifié.
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

Ela

Merci Stana, merci Qiguan pour vos témoignages. Je me retrouve complètement dans ce que vous dites. Plus le temps passe et plus j'ai le sentiment que c'est en retrouvant un équilibre dans ma vie et en parvenant à réhabiliter la joie dans mon quotidien que je parviendrais à renforcer le lien qui m'unit à mon amour... Car tout comme vous, je le crois là, quelque part... Malheureusement si loin de mes yeux, de mes mains, de mes sens... C'est un chemin qui n'est pas simple et qui n'a rien à voir avec le déni ou  l'absence de souffrance... Oh que non. Vraiment pas.
Face aux jugements des autres, surtout lorsque l'on y est perméables comme j'ai pu l'être (et le suis encore parfois même si j'ai fait un gros travail sur ce point), il peut être très difficile d'assumer les petits mieux. Parce qu'ils sont trop souvent soldés par des remarques affreuses du style: "ah, ça y est, tu vas mieux." "tu commences à tourner la page, c'est bien..." etc.,
Du coup,  Pendant des mois: j'ai souvent été habitée par la peur d'aller mieux. Persuadée que seule la souffrance me permettrait d'honorer notre amour. Ou plutôt: j'avais cette sensation qu'en m'interdisant d'aller mieux, j'envoyais un message au monde extérieur pour rappeler ma perte. Pour que surtout, mon chéri ne sombre pas dans l'oubli. Je ne pouvais pas aller mieux et prendre le risque de cesser d'envoyer ce message aux autres: "vous vous rendez compte? Il est parti. Il n'est plus là. Comment la Terre peut elle encore tourner?"
En ce moment, je vis quelque chose de tout à fait différent... Je n'ai pas peur d'aller mieux. J'aimerais aller mieux... Vraiment. Pour aller dans le sens de mes convictions. De ce que je crois... Pour qu'il puisse être fier de moi. Mais les convictions, intentions et les émotions et ressentis sont des choses bien différentes... Je garde au fond de moi la volonté de ne pas baisser les bras, mais me heurte à beaucoup d'obstacles... Une anxiété chronique que j'ai du mal à gérer... La sensation d'être moins "connectée" qu'il y a quelques mois: je ressens moins sa présence, je ne reçois plus de signes.... Ces derniers éléments en particulier me perturbent beaucoup...  Je crois aux signes, parce que j'ai vécu des choses d'une force, d'une évidence telles que j'ai choisi de ne pas les remettre en cause. Mais depuis plusieurs semaines, j'ai l'impression de ne plus rien recevoir. Comme s'il y avait eu une coupure. Je me dis que si vraiment, il est là quelque part, peut être qu'il me faut accepter qu'il ait du s'éloigner pour des raisons qui m'échappent... Mais ensuite je me demande "est ce que c'est ma faute?"... "Suis je suffisamment disponible pour le ressentir?". Et lorsque mon cerveau s'emballe, je dérive rapidement vers "Peut être qu'il ne m'aime plus". "Peut-être que je le déçois"...
C'est dur de s'accorder à soi-même, l'amour et la confiance que l'autre nous témoignait... Dur de ne pas avoir l'impression de disparaître, sans ses regards aimants...
Et puis parfois, je me demande si ce chemin de doutes et de remises en question,  ce n'est pas une sorte de pied de nez de mon chéri.... Un peu comme s'il m'exhortait à apprendre à pédaler, sans les petites roues... Alors je l'imagine, courant devant moi et observant mon visage terrifié par la sensation de déséquilibre, avec un sourire confiant sur les lèvres... Et ça m'aide...
J'ai été un peu longue, comme toujours... Désolée ^^. Je vous embrasse. Prenez soin de vous.