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depuis le 23 avril 2014

Démarré par qiguan, 03 Juin 2014 à 22:24:48

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qiguan

#810
Dans mon processus de deuil j'ai pu constater deux types d'évolution.
Une je dirai centième de millimètre par centième, si ténu qu'on s'y habitue sans réaliser.
L'autre par " bond" non souhaité qui nous trouvé incrédule voire où on se sent imposteur dans ce changement.
Souvent à ce dernier s'ajoute la conscientisation des derniers effets du premier ce qui nous déstabilise un peu plus.
D'autant que ces changements se mêlent avec ceux de la destructuration et ceux de la reconstruction.
Du coup on est perdu, on ne se reconnaît pas et on a du mal à démêler tout ça seul
. Cela fatigue, use.
Ce n'est pas, ais je compris, grâce à l'accompagnement psy que ces processus d'évolution mêlés n'existent pas quand tout va mais là dans la douleur c'est différent.
Ces bilans d'évolution que je peux faire se heurtent à des souhaits liés à la peur de perdre l'aimé par ces changements.
Et s'ensuit chaque fois une lutte avec moi même pour accepter à tous les niveaux de moi (intellectuel, émotionnel) ces évolutions qui pourtant montrent une évolution positive du lien.
Bien souvent quand je m'en réjouis, en faisant taire la partie "ombre, sombre, négative, destructrice" de moi même, je reçois un beau signe ...
Je viens de découvrir autour de la date anniversaire du début de la dernière lutte contre un des cancers de Jean (avant l'ultime irréversible) que ma nouvelle activité utilisant la sonologie sonotherapie pour aider ma clientèle m'avait traitée
Et du coup je dois m'adapter à ce mieux rapide en sachant qu'il y aura peut être rechute.
Tout cela consomme beaucoup d'énergie ...
N'est ni évident ni spontané
Remarque je ne vis pas pareil le deuil de ma maman, moins de lutte, de déstabilisation, progrès acceptés
Affectueusement à tous


"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Mononoké

encore une fois merci de partager, merci de ton témoignage
plein de tendresse
Mononoké
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

qiguan

http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/mon-chemin-sans-lui/msg89119/#msg89119
un travail avec la psy m'a révélé comment j'avais évolué, comment mon identité se construit, malgré moi, à l'insu de mon plein gré, par des actions, des choix faits seule, oui la reconstruction existe par devers soi.
J'ai souri en me rendant à l'évidence de ces réalités mais en me sentant décalée.
J'ai compris que les crises de sanglots qui viennent encore ne gène pas en fait le processus, c'est tant mieux d'un côté.
J'ai fait de mon mieux pour survivre dans le désastre de mon tsunami afin de ne pas créer de problème supplémentaire à notre fille, à mes petites filles.
Il semble que cette volonté de faire au mieux ou au moins mal a porté ses fruits, en m'obligeant à "faire" le résultat va au delà du faire en "reconstruisant" implicitement, hors volonté.
J'ai pu ces jours derniers parler avec des personnes différentes, celles qui ne comprennent pas, celles qui comprennent si bien car vivant en conscience un couple "similaire" et celles ayant vécu le veuvage.
De ces dernières et des échanges avec les pros psy ressort qu'apprendre à faire avec cette cicatrice, cette déchirure, cette transformation peut exister mais ne masquera JAMAIS le manque de l'absence de ce corps disparu à jamais.
Quand un moment de "crise de manque" vient je tente à présent de m'engager dans la recherche d'un "meilleur" nouveau lien avec mon aimé incluant, "acceptant", l'absence corporelle, cela semble porter ses fruits tout doucement.
Je tiens car il vit en moi, par moi et par ce que je crois percevoir de lui, il vit autrement, sans corps, mais je reçois son amour, ses aides, si souvent et tout cela fini par apporter un réconfort, une force utile pour continuer à traverser les temps de tempêtes.
L'insubstituable est là toujours et le restera, rien ne sera comme avant (http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/depuis-le-23-avril-2014/msg87338/#msg87338) mais avoir vécu une relation de couple si belle, malgré ses tempêtes depuis mes 16 ans est je dois le reconnaître un beau cadeau de la vie, l'avoir perdu trop tôt ne le dénature pas !
La lumière, la chaleur de cet amour ne se traduisent pas pareil mais n'ont pas disparues et ont changées.
Pourtant j'ai eu peur de perdre cela en début de deuil ...
Le chemin ne fini pas il se transforme, parfois un gros rocher ou un affaissement d'autres fois du plus facile ...
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

qiguan

Mon aide ménagère avait dérangé un alignement de livres ayant appartenu à la grand mère de mon aimé, veuve en 1915..
j'ai en rangeant vu le titre "le sens de la mort" de Paul Bourget, j'ai vu qu'elle l'avait surligné, j'ai voulu y voir un petit signe et je l'ai lu
https://www.amazon.fr/Sens-Mort-Paul-Bourget/dp/1116336103
je n'aurai pas souligné les mêmes passages mais ce livre m'a fait du bien en fait !
bon roman : lire ces drames, voir ces vécus d'accompagnement, de deuil, de manque, comme les nôtres mais où la guerre se surajoutait ...
voir la fin du livre
http://enpassant-englanant.blogspot.fr/2015/04/en-resumant-paul-bourget-le-sens-de-la.html
qui est l'auteur
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bourget

ces veuves de cette première guerre mondiale qui ont ensuite vécu la seconde ... comment ont elles fait ?
et cela me renvoie à celles qui de par le monde actuel vivent des équivalents ...
mon deuil égotiquement m'est toujours très douloureux mais en le mettant dans la perspective d'un vécu similaire dans un contexte de guerre me remet dans l'idée de faire en sorte de ne pas gâcher ma, la, vie qui reste là pour moi SEULE ...
faire au mieux du coup ...
je crois avoir libéré quelque chose en moi, malgré tout, à voir ...

affection à tout le monde
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Mononoké

Je mets le titre du livre dans un coin de ma tête, qui sait ..?
et merci pour ton partage (encore  ;))
tendrement
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

Ela

Quand je suis enlisée dans le désespoir... je pense souvent à nos échanges.... A cette attitude à laquelle tu restes fidèle et qui m'inspire beaucoup... A l'image de cette phrase de Martin Grey: "Il faut continuer de creuser le sillon : droit et profond. Comme ils l'auraient fait eux-mêmes. Comme on l'aurait fait avec eux, pour eux."
Citationfaire en sorte de ne pas gâcher ma, la, vie qui reste là pour moi SEULE ...
faire au mieux du coup ...
Oui... Ce ne sont que quelques mots, mais les vivre demande beaucoup de courage, de persévérance, de patience.
Des qualités dont tu sais faire preuve.
J'aimerais te faire parvenir, un sourire, quelques paroles d'encouragement...
Je t'embrasse.

qiguan

merci à vous
Ela tu sais à quel point Martin Gray m'inspire depuis le début du deuil ...
Il n'est pas facile de rester avec le courage, la persévérance, la patience au fil du temps et pourtant cette bouée me sert à ne pas sombrer définitivement
je vous embrasse
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

qiguan

En "l'observant" je vois que j'ai trouvé un outil pour rester debout en :
Transformant tout en les perpétuant des rituels de notre couple.
De la douleur absolue du manque au début, je suis allée vers l'immersion dans le souvenir son activation exacerbée dans ma quête de ne pas "le" perdre, ma peur d'oublier et sur la base de mon choix être avec les beaux souvenirs pour pleurer plutôt que d'être avec les derniers négatifs pleins d'impuissance.
De cette "culture" du passé j'ai eu dans mon présent des sensations d'apaisement très ponctuelles au début puis avec un effet plus durable. J'ai eu souvent la sensation d'ouvrir, alors, une porte à l'accueil de sa nouvelle " présence".
Et j'ai de là nourrie mon imaginaire, mon futur de ce que pourront être nos retrouvailles quand je quitterai, moi aussi, mon corps.
Ce mouvement passé, présent, futur, répété X fois dans ces moments de rituels, là, à 41  mois apparaît comme structurant et soutenant.
Que la douceur vous visite au long de cette journée
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

Mimie

Merci Quigan
Il m'est toujours aussi agréable de te lire;
Je te souhaite une belle journée
Mimie

La nuit n'est jamais complète, il y a toujours puisque je le dis, Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte
Paul Eluard

qiguan

Citation de: Mimie le 29 Septembre 2017 à 09:13:05
Merci Quigan
Il m'est toujours aussi agréable de te lire;
Je te souhaite une belle journée
à toi aussi
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

qiguan

"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

qiguan

merci à l'amie très chère de ce forum qui par MP m'a dédié cette journée des aidants moi qui aide ici ...
et en me donnant le lien vers
http://www.lajourneedesaidants.fr/video-christophe-faure-psychiatre-accompagne-aidants/
que je vous partage

douceur à vous
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

qiguan

#822
cette technique a été utilisée pour ma maman au moment de son syndrome de glissement
http://forumdeuil.comemo.org/sante-deuil-stress-deperession/sommeil/msg89712/#msg89712

parle t'on de notre dépression à notre entourage ? ...
aurait il besoin de ces conseils
http://sante.lefigaro.fr/article/depression-le-role-difficile-des-proches/
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

qiguan

Ici nos témoignages créent des nouveaux possibles pour les autres.
http://forumdeuil.comemo.org/vivre-le-deuil-de-son-conjoint/seulementdeja-un-an/msg89728/#msg89728

Accueillir avec l'outil, à expérimenter, de la pleine conscience, les vagues émotionnelles semble me permettre de ne pas rajouter du mal être à la souffrance.
Ces derniers jours, j'ai eu la force de pouvoir l'observer ...
Alors que j'étais submergée par une vague émotionnelle qui me roulait dans tous les sens, je me suis mise à la pleine conscience, à l'accueil bienveillant.
J'ai distingué, en observant mon état de fatigue, le cumul des choses difficiles à gérer, les pensées qui venaient mais en les séparant de jugements liés à mon caractère, mes "croyances", mon éducation, mon imprégnation du passé. Tout cela en me foutant la paix (cf Fabrice Midal)
J'ai constaté mes sentiments en endossant la responsabilité de les assumer au lieu de les subir ou de leur attribuer une cause externe
Et bien sûr en même temps je laissais aller mes sanglots
Je constatais mes besoins en veillant à faire la distinction avec les moyens pour y parvenir là aussi en voyant ce qui venait de mon caractère, des "croyances", de l'éducation ...
Et je me formulais des souhaits plutôt que des exigences, souhaits qui respectent les besoins sans faire de scénarios d'obtention, en l'imaginant le bien être de l'avoir reçu.
Ma peine est venue, a été comme accueillie dans un espace du coup apaisant et non pas exacerbant.
J'ai senti comme un bercement reconfortant et avec mes sanglots j'ai glissé dans le sommeil.
Quand je me suis réveillée j'étais en paix et ressentant de la force pour continuer ...

Je n'avais pourtant rien réglé des "soucis" et pas supprimé le manque mais je pouvais continuer allégée d'un poids émotionnel paralysant.

Voilà en témoignage.
Bien affectueusement


"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

qiguan

"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
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