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Comprendre et apprivoiser la culpabilité, réaction normale dans le processus de deuil.

Pour celui qui n'est plus là

Démarré par Nora, 07 Mars 2015 à 19:58:42

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Nandou_Guanaco

Oui Souci et la veuve est aussi un poisson exotique, la veuve noire car il en existe des blanches, des poissons très robustes, j' en ai eu dans mon aquarium qui ont vécu quelques années. Elles sont coriaces, ne se laissent pas faire, attaquent les plus petits qu' elles et sont résistantes à presque toutes les maladies. Elles mangeaient systématiquement les alevins et étaient les premières à se présenter à la distribution des paillettes.

Oui je compatis avec vous toutes, moi aussi je connais un sérieux retour  de bâton, des crises de panique maintenant. Jusque là c' était un anxiolytique que je prenais et un anti dépresseur voilà-t-y pas qu' il va falloir rajouter de l' aromathérapie en prime en plus de l 'homéo dont je me goinfre pfffff, jamais de ma vie je n' aurais cru souffrir mentalement à ce point, je ne savais pas ce qu' était le deuil car les personnes que j' avais perdues à ce jour étaient arrivées naturellement à terme ou bien j' ai encaissé sans crise particulière mais la mort de mon mari, ça alors, c' est l' apothéose, que dis-je, l' apocalypse.

Bon demain repas familial, anniversaire de la petite dernière, je devrais passer un bon moment. Biz à touti.

Orfila

Place des sysiphettes!!! Mieux que la.Place des invalides non? Allez madame le maire une p'tite place pour nous les pleureuses d amour !!!! Ca ferait venir les touristes et redresserait l économie de notre pauv' pays

Nora

Eh Beh ça swingue ici !

Trop trop belle bague, Souci, merci mais fallait pas ! Elle est immense ! Je ne sais même pas si j'ai un doigt assez gros pour la mettre. Elle ne va pas être jalouse ta fiancée de dinguerie ?
Par contre  c'est malin, tiens, maintenant j'ai l'air de " Capitaine Flamme " coincé dans la tête, impossible de m'en défaire. Je ne te remercie pas pour ça.

Les veuves ? c'est tout nous : "  Elles sont coriaces, ne se laissent pas faire, ...et sont résistantes à presque toutes les maladies"
Un peu qu'on est coriaces,  qu'on se laisse pas faire par ce fils de pute de deuil, et qu' on  résiste aux maladies, sauf la maladie d'amour, celle là nous sommes tombées dedans et pas prêtes d'en guérir.

Je pars avec vous pour la parade des sysiphettes, mon boulet dans mon filet de courses. Orfila, tu viens me récupérer gare Montparnasse ? Ch'uis une vraie provinciale, une campagnarde,  plus habituée aux champs de maïs qu'aux Champs Elysées, je vais être toute émotionnée de recevoir une médaille.

Bises les filles, avant de partir je dois organiser l'évacuation  des petites clandés à moustaches et longues queues qui squattent les tiroirs à provisions de ma cuisine.

Nora

Faïk

Je serais bien partie avec vous ... mais Souci m'a laissée sa vache ...

Je pense à vous ...

souci


    Hi hi!
    Demain, faut que j'pense à avoir le sens de l'organisation !
    Voilà qu'on est à Paris sans not' Faïk !
    Vite, une invitation sur Twitter ou un genre de bazar comme ça !
    Heureusement, je me lave MACHINALEMENT.
    Ouf !

Nora

Dans la nouvelle maison j'ai accroché ses tableaux, ceux qu'il a peints, et ceux qu'il aimait.

J'ai ouvert les cartons, j'ai posé sur les meubles nos objets, ceux auxquels il tenait, nous tenions.

J'ai installé la chaine, trié, rangé les disques, sa passion.

Je pensais le retrouver, et je l'attends, toujours, j'attends qu'il passe le pas de la porte.

J'attends qu'il entre dans cette maison qu'il ne connaîtra jamais. J'attends qu'il envahisse cet espace, avec son enthousiasme, son rire,  son regard, ses révoltes et ses mots d'amour.

Il ne viendra pas, je le sais pourtant.  Et toujours cette question, lancinante . " Où es-tu, où es-tu ? ".

Et " Que s'est-il passé ? "

La maison chargée des mauvais souvenirs, liée à la maladie et la mort,  est oubliée. De nouveaux habitants , jeunes et gais, ont pris possession des lieux et vont effacer les traces.

La nouvelle maison m'apaise.J 'ai l'impression de rentrer chez moi après un long voyage, pendant lequel errante, ballotée, sans aucun point d'ancrage, je me suis perdue . Elle est mon refuge, déjà.

La vie continue, et je recommence mon deuil. Il y a deux ans la découverte de la maladie, puis la chute vers la mort, en quelques mois.  Je recommence mon deuil, en ressentant de sa part un peu plus de bienveillance, un peu plus d'affection, d'amour.
Je recommence le chemin, mais dans un environnement moins hostile.

Cette fin de vie m'a dévastée, m'a déconstruite, a effacé les souvenirs de jours heureux qui peinent toujours à revenir.

Vingt ans de ma vie oubliés, enfouis profondément dans ma mémoire, remplacés par la souffrance, la douleur, la violence de la maladie.

Il n'aurait pas voulu cela, il n'aurait pas voulu que je souffre autant, mais il n'y a rien pour me soulager. Il n'y aura que le temps qui effacera peu à peu ces images.

Je pense à vous.

Nora










souci


     Coucou chère Nora,

     Une maison chaleureuse, neutre de malheur, pour reposer tes souvenirs écorchés,
     laisser remonter doucement la sérénité ...
     Du tumulte, il y en aura encore, bien sûr.

     De mon côté, après une bonne ras-le-bolite, j'ai refait une bonne chialite, qui évolue en ques-quon-y-peutite.
     La lecture de la dernière rubrique des faits divers sur la gazette ce we, récapitulatif des tragédies de cet été, m'a laissée pantoise puis écœurée, puis quasi-lobotomisée.

     J'ai un infini besoin de douceur - Caramel est encore réfugié dans mes bras au moment où j'écris ça - la vie est trop terrible, tant de brusqueries de toutes parts.

     La musique, je trouve qu'elle est, avec le parfum, le plus puissant des vecteurs de souvenirs émotionnels.
    Ton grand amour adorait la musique, vibrait sur la musique, une présence dans l'Absence ...

     Toujours contente d'avoir de tes nouvelles, sensible et raffinée Nora.
     Martine.
     
   

Noëlle

Je te comprends Nora, vraiment.
Je suis de tout coeur avec toi, et comme toi, "j'espère" dans le temps qui passe.
Je t'embrasse,
Noëlle

lisa

Trois mois et demi  depuis le décès  de mon  mari...trois mois et demi et toujours cette souffrance,cette douleur insupportable de plus en plus forte...

lisa

Comment continuer à  vivre?comment peut on y arriver?

Stana

@ lisa: trois mois et demi ce n'est encore "qu'un" début de deuil, contrairement à ce que croient les personnes non averties. Les premiers mois sont les plus difficiles; l'annonce du décès de l'être cher, et tout ce qui tourne autour, est bien sûr le pire moment de notre vie, mais c'est lorsque les premières semaines, voire même les tout premiers mois se sont ècoulés, c'est là que plus plus gros de la souffrance survient. Parce-qu'on commence à avoir l'expèrience de cette nouvelle vie, sans l'autre, et qu'on réalise qu'aussi terrible que ce soit, c'est irréversible.
  Lorsqu'encore un peu plus de temps est passé, ce summum de souffrance commence à s'adoucir, ce qui ne veux absolument pas dire que nous oublions, mais que l'absence, le manque de l'autre se font moins insoutenables, puis supportables. Ca ne peux se faire que graduellement, un jour après l'autre, à petits pas-et parfois il faut faire un pas en arrière pour pouvoir en faire deux en avant. Il est inutile d'essayer de faire appelle à sa volonté-ça aurait même l'effet inverse-mais acceuillir les diverses émotions, les accepter même si c'est extrêmement dur sur le moment-et je sais de quoi je parle hélas-afin de pouvoir lâcher prise-là encore, pas "lâcher-prise" concernant l'amour pour le défunt, les beaux souvenirs partagés, mais vis-à-vis de cette grande détresse. Avec beaucoup de patience et de ténacité-de résistance passive peut-on dire-l'absence, le manque sont toujours là mais mieux vécus, avec davantage de douceur au quotidien.
  Tu as raison de noter tes émotions au jour le jour, c'est un très bon moyen de les extèrioriser, tout en sachant que les personnes qui les liront pourront comprendre, connaissant la même expèrience, aussi tragique soit-elle.
  Je pense à toi  :-*
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

lisa

Merci,stana,merci  d avoir répondu  à  mes cris de douleur. ..tant de personnes autour de moi  ne semblent pas comprendre ma détresse, mon désespoir et m evitent.même  ceux qui  m avaient assuré  qu' ils seraient toujours là  pour moi..peut être  Est ce parce que ça  les rend mal à  l aise ou parce que je me renferme,mais  cette sensation d immense solitude est terrible .J ai lu  tous tes messages ,j ai pleuré  encore  plus fort.pourquoi eux,pourquoi nous?mille pensées

milou

Chère Nora,

De tout coeur avec toi.

Un jour à la fois, sans penser à demain, avec douceur et bienveillance.

Je t'embrasse.
Milou






lisa

Un jour à  la fois...oui,mais c est tellement difficile d avancer englués  comme nous le sommes toutes et tous dans ce forum!difficile de penser qu' un jour la souffrance sera moins forte! Comment avancer quand on n en a plus la force?

milaure

Nora ,tout ce que tu dis dans ce texte,je nous revois mon mari et moi,pour tous les projets que nous faisions ,pour tous les voyages que nous faisions et la famille nous admirait de voir combien nous étions heureux tous les deux,pour nos 50 ans de mariage nous devions aller nous remarier à LAS VEGAS et emmener le plus grand de nos petits enfants qui aurait fait l'interprète!!!peu d'heure avant qu'il parte je lui ai dit on ne fera pas nos 50 ans il m'a répondu je ne peux plus me battre....c'est ainsi que fini le bonheur à deux!!!