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À lire aussi sur Les Mots du Deuil

Perdre son conjoint : traverser le deuil après le décès de votre mari ou femme

Témoignages, étapes et ressources concrètes pour vivre après la perte de son conjoint.

Qu'il est long le chemin après le suicide de son conjoint !

Démarré par chrisljb, 05 Février 2019 à 22:36:07

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chrisljb

Ma femme s'est suicidée l'année dernière dans une crime d'angoisse aussi brutale que soudaine, nous laissant nos 3 filles et moi sidérés et sonnés sur le bord du chemin. Nous nous étions connus à 20 ans et elle était tout simplement la femme de ma vie et ma joie de vivre depuis 30 ans.

Je pense avoir passé le pire, ces premiers moi pendant lesquels on est anéanti, pendant lesquels on continue a vivre sa vie comme en roue libre, parce qu'il le faut, parce que les enfants sont là et ont la vie devant eux, parce que de toute façon on ne sait pas quoi faire d'autre, ces mois vides de sens durant lesquels on est en permanence au bord de la rupture et de l'effondrement complet, ces mois où la culpabilité vous ronge sans cesse et encore.
Voici maintenant quelques mois que je pense être sorti du trou noir. Je mène une vie en apparence  relativement normale, avec assez d'énergie pour travailler, remplir mes week-end et voir du monde régulièrement. Je me sens moins mal tout simplement parce que j'ai retrouvé un peu de nerf pour me forcer à bouger et faire quelques projets.

Mais intérieurement c'est le vide, la tristesse et une nostalgie devastatrice de cette vie heureuse qui est maintenant derrière moi. C'est un état dépressif chronique, une morosité permanente, une absence d'envie et d'enthousiasme dont il est impossible de se débarrasser bien que l'on en soit conscient. Dans le meilleur livre que j'ai lu sur le sujet, celui du Dr Fauré, il parle de syndrome ou symptôme dépressif sans que ce s'en soit réellement une, et c'est exactement cela.
Cet état est accentué par ce sentiment de grande solitude du au  fait que la vie a repris son cours pour les autres, que le décès est maintenant derrière eux, alors que pour vous il est encore là présent à tout moment et tous les jours mais que vous ne pouvez plus en parler aussi souvent et librement, que l'on ne vous demande plus comment cela va.

La difficulté de cette phase est sa durée, cela dure et dure, on a l'impression de ne pas en sortir et que cela ne va jamais s'arrêter. C'est ce que racontent tant d'entre vous sur ce forum. C'est moins violent que les premiers temps, mais que c'est long  ces mois qui s'enchainent sans fin ! Et puis ces rechutes régulières qui vous tombent dessus à l'improviste pour un souvenir qui soudain revient, ou pour la simple conscience de ce qui s'est passé. Et les nuits courtes , ou plutôt si longues à ne pas dormir.
On voudrait pouvoir se secouer et faire tomber toute cette tristesse et cette nostalgie, retrouver le goût de la vie,  mais cela ne fonctionne pas comme cela. Je ne sais pas si c'est affaire de tempérament, si certains s'en sortent mieux, peut être mais alors qu'attendent-ils pour nous dire leur secret ?

Je ne sais pas combien de temps cela va durer, et je sais encore moins dire si je vais tenir la distance. Alors je prends les jours l'un après l'autre en réfléchissant le moins possible. Ce qui marche encore le mieux pour moi est d'aller vers les autres, de s'intéresser à  eux, de voir du monde. Ce n'est pas brillant mais le temps s'écoule.

Bon je suis désolé, je sens que je n'aurai pas contribué à remonter le moral de ce forum ce soir, mais le fait est que je suis toujours là, et que j'ai encore surmonté ma dernière crise de déprime.  Et puis d'avoir vidé mon sac ici ce soir, je me sens un tout petit mieux.
Il faut tenir...

Catherine Th

Sois le bienvenu et n'hésite surtout pas "à vider ton sac" si ça te fait du bien, même un petit peu.

Ton deuil n'est pas vieux et malgré toute ta tristesse, ta douleur, ton sentiment de vide, tu dis "Voici maintenant quelques mois que je pense être sorti du trou noir. Je mène une vie en apparence  relativement normale, avec assez d'énergie pour travailler, remplir mes week-end et voir du monde régulièrement. Je me sens moins mal tout simplement parce que j'ai retrouvé un peu de nerf pour me forcer à bouger et faire quelques projets." " Alors je prends les jours l'un après l'autre en réfléchissant le moins possible. Ce qui marche encore le mieux pour moi est d'aller vers les autres, de s'intéresser à  eux, de voir du monde. : c'est déjà beaucoup d'arriver à faire tout cela ....

Pensée amicale pour toi, pour tes filles,
Une douce pensée pour ta femme

Catherine



mike67

Citation de: chrisljb le 05 Février 2019 à 22:36:07
Voici maintenant quelques mois que je pense être sorti du trou noir. Je mène une vie en apparence  relativement normale, avec assez d'énergie pour travailler, remplir mes week-end et voir du monde régulièrement. Je me sens moins mal tout simplement parce que j'ai retrouvé un peu de nerf pour me forcer à bouger et faire quelques projets.

Mais intérieurement c'est le vide, la tristesse et une nostalgie devastatrice de cette vie heureuse qui est maintenant derrière moi.
Cet état est accentué par ce sentiment de grande solitude du au  fait que la vie a repris son cours pour les autres, que le décès est maintenant derrière eux, alors que pour vous il est encore là présent à tout moment et tous les jours mais que vous ne pouvez plus en parler aussi souvent et librement, que l'on ne vous demande plus comment cela va.

La difficulté de cette phase est sa durée, cela dure et dure, on a l'impression de ne pas en sortir et que cela ne va jamais s'arrêter.

Je ne sais pas combien de temps cela va durer, et je sais encore moins dire si je vais tenir la distance. Alors je prends les jours l'un après l'autre en réfléchissant le moins possible. Ce qui marche encore le mieux pour moi est d'aller vers les autres, de s'intéresser à  eux, de voir du monde. Ce n'est pas brillant mais le temps s'écoule.



Bonjour à toi,
Je me permets de te citer car mon état d'esprit du moment correspond exactement à ce que tu décris.
... on se sent moins seul.
La vie reprend, les mécanismes de vie reprennent, même pour nous, mais il y a cette chape de plomb, cette grisaille intérieur, cette blessure qui nous laisse nostalgique et si démuni face au vide, avec notre impuissance.

Je trouve très positif ce que tu écris : aller vers les autres, s'intéresser aux autres est un très bon début pour rebondir.

Un grand courage à toi et beaucoup de solidarité.

There is a light that never goes out

Je t'emmène ce soir

chrisljb

Pendant tous ces mois qui s ecoulent inevitablement, parce que l on ne peut arreter le cours du temps, on comprend peu a peu que le deuil est un processus de distanciation a l egard de la personne que l on a perdue.
Cela se fait tres lentement, mais pas a pas, jour apres jour, on apprend a vivre sans elle, a detendre les liens qui faisaient notre vie commune. Au quotidien, on ne voit rien, on a meme souvent l impression de rechuter, aujourd'hui encore j ai ete assailli par un souvenir tres emouvant de notre vis passe, et j en i ete bouleverse. Mais a 2 ou 3 mois de distance, on mesure qu il s est passe quelque chose, que l on n'est pas tout a fait dans le meme etat d esprit.
Et dans le meme temps, c est tres douloureux ce sentiment de s eloigner de l etre cher que l on a perdu. C est comme l abandonner alors que deja on n a pas su la retenir...
Tout est si long, si penible, si complique !
Il est trop tard pour souhaiter que la vie soit plus simple, il faut essayer d avancer.

chrisljb

Après tout ces mois, j'ai beau lutter et essayer d'aller de l'avant, je suis régulièrement rattrapé par des crises d'abattement , un sentiment de vertige comme si le sol se dérobait sous mes pieds, le décès de ma femme me parait irréel, je sens bien que je ne l'ai pas encore accepté.
Aujourd'hui, j'ai fait du tri et des rangements de nos affaires, c'est toute notre vie passée et notre bonheur qui défile.
Faire le deuil son conjoint, c'est aussi faire le deuil de sa vie et c'est incroyablement douloureux. Même si j'ai mes filles , leur jeunesse et leurs projets, à 53 ans j'ai le sentiment de ne plus avoir d'avenir. Pourtant j'ai toujours vécu en regardant devant moi, avec des envies et des projets; simplement là, je n'ai plus de goût ni de plaisir à ce que j'entreprends, plus de but.
Bon c'est un samedi solitaire et cela n'aide pas, il faut laisser passer le creux de la vague.

Mais ces alternances de moments corrects et de (très) bas sont très difficiles à vivre et usant psychiquement et physiquement. Au bout de tant de mois, je ne dors toujours que très peu et définitivement pas assez, ce qui ajoute à ma morosité générale.
J'aurais envie d'un peu de répit, d'un temps d'insouciance et de légèreté, j'aimerais pouvoir rire franchement et sans au fonds de moi cette tristesse qui m'éloigne de l'instant que je vis.

J'ai beau être quelqu'un de volontaire, je ne pense pas que l'on puisse lutter contre cet état de déprime . On ne peut pas décider que l'on va passer un bon moment, ce n'est pas une question de volonté, c'est comme les éléments que l'on ne maîtrise pas. On ne peut que faire avec,  laisser passer et attendre une accalmie. 
Ces dernières semaines, je me sens épuisé, j'ai l'impression de ne pas avancer , aucune lueur au bout de cet interminable tunnel. J'essaye de ne pas m'en vouloir d'être aussi abattu, mais j'ai du mal, je culpabilise et crains d'être un poids pour mon entourage, surtout mes filles que je veux pas charger davantage qu'elle ne le sont par le décès brutal de leur maman.

Tout cela est bien compliqué, il est difficile de rester lucide, de ne pas se laisser submerger par les émotions. Garder du recul sur l'état dans lequel on se trouve, savoir relativiser, me parait pourtant le seul moyen de tenir.

Aujourd'hui n'était décidément pas une bonne journée, ce n'était pas la première et ce ne sera surement pas la dernière, mais elle est bientôt terminée, je vais essayer de dormir un peu,
Mes pensées vont à ceux qui vont plus mal que moi,
Bien à vous,

résilience et silence

Oui, difficile est ce chemin et c'est pas ici que le contraire va être dit. Mais à vous lire, savoir que tenir ce fil, aussi douloureux soit-il, conduit à un moment de soulagement où  la paix reprend racine en nous me permet au moins de saluer  votre courage et de soutenir  votre partage.
Plein de pensées et comme dit Féderico, chaleureusement, solidairement, respectueusement.
Pascal.

qiguan

Je t'avais conseillé de fouiller dans le fil table des matières
Pour y trouver des liens d'anciens à lire
Car lire ce que d'autres ont pu faire donne un soutien
Tu peux lire les écrits de Jean Luc par exemple
http://forumdeuil.comemo.org/profile/?area=showposts;u=116832

Dont l'histoire a des similitudes

Tu fais de ton mieux, tu es lucide tu te sens usé par les vagues du deuil c'est tout à fait normal.
Tu trouves des points d'appuis dans vos filles et les souvenirs c'est un bon chemin

Oui le chemin est très long
Bien affectueusement
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char

mike67

Je ne peux rien ajouter...
Simplement te dire que je t'ai lu et que je te comprends.
Ne pas s'en vouloir pour ses états d'âme...c'est malheureusement normal.
Dans ces moments, comme l'écrivait bmylove, se laisser aller, ne pas se retenir jusqu'à trouver un îlot pour se reposer et être mieux.
La quête vers un nouveau sens à donner à sa vie.. c'est le plus compliqué. Pour cela, attendre qu'un certain bien être, une sérénité, une acceptation s'installe.
Plein de jolies choses pour toi.
There is a light that never goes out

Je t'emmène ce soir

Nicole59

Bonjour,

A vous lire tous et toutes, je me dis que quelque soit la façon dont est parti notre moitié, le sentiment de vide, le chagrin, l'absence, la perdition, nous ressentons toutes et tous les mêmes choses.
Dans 9 jours cela fera 10 mois que nous avons été séparés par la mort, et j'en suis toujours au même point. Je ne l'accepte pas et je suis toujours envahie par le chagrin et le vide qu'il a été obligé de laisser derrière lui. Tu arrives à aller vers les autres, moi non. D'ailleurs la promenade de mon chien se fait le soir quand je suis certaine de ne rencontrer personne.
Comme tu dis, en perdant notre amour, nous perdons notre vie, je ne dis pas deuil car ce mot n'a pas de sens pour moi. Je n'attends plus rien de cette nouvelle vie sans lui, elle est vide de sens, peut-être dû à mon âge (66), mais je n'attends que le moment de le retrouver.
Tu sais relever la tête et la sortir hors de l'eau, à mon sens tu a une grande force. Je te souhaite le meilleur pour toi.
Nicole
Je suis morte avec lui.

chrisljb

Je voulais quand même dire que ce forum est l'un soutiens les plus utiles que j'ai pu trouver dans ces moments si sombres.
D'abord parce qu'à vous lire, on retrouve exactement ce que l'on vit et que l'on se sent déjà plus normal et moins seul.
Il est même étonnant à quel point tous nous traversons les mêmes états d'âme, les mêmes rechutes et les mêmes difficultés.
Cette communauté rompt un peu le sentiment d'isolement que l'on ressent même lorsque l'on est bien entouré. Tout simplement parce qu'il est très difficile pour quelqu'un qui n'est pas passé par là de s'imaginer à quel point notre vie en est bouleversée , chaque jour à chaque instant.
Moi-même, j'ai connu des décès autour de moi, mais jamais aussi proche que de perdre son conjoint , , un enfant, son amour, et je me rend compte à quel point j'étais loin de pouvoir me rendre compte de ce que cela représentait.
Alors je voulais juste remercier ce forum d'exister pour me faire me sentir un peu moins seul quelques instants par ci par là.
Merci également à ceux qui prennent la peine de rédiger un message de réconfort.

malome

chrisljb

désoler je viens seulement de voir ton fil

quelque soit la séparation de l'être aimé ,nous nous retrouvons amputé d'une partie de nous même , tu dis avoir lu le livre du Dr Fauré , il ne dit pas que ça ira mieux un an après non , déjà chaque personne est différente , ce n'est pas une question comme tu le dis si bien toi même de volonté , nous avons ici toutes et tous un parcours différent mais une douleur équivalente , celle qui reste coincée au fond de nous
c est trés douloureux ce sentiment de s éloigner de l' être cher que l on a perdu. C est comme l abandonner alors que deja on n a pas su la retenir... non tu ne t'éloignes  pas tu lui fais une place autrement dans ton coeur , non tu ne l'abandonnes pas , tu ne l'oublieras jamais , 30 ans de vie commune sont un trésor , tu as encore trop mal pour t'en rendre compte  et tes filles sont bien la continuité de votre amour , malgré ta douleur et ton chagrin tu as un courage immense  de faire face jour après jour , n'oublie pas un homme a le droit de pleurer , lâcher les vannes cela soulage un instant

Amitié et douceur à toi et tes filles , n'oublie pas non qu'elle n'est pas bien loin de vous

chrisljb

D'ordinaire, je ne suis pas très sensible aux dates et aux anniversaires, mais demain sera un lundi 25 comme ce matin où ma femme s'est suicidée et je suis toujours sidéré par cet enchainement qui a mené à sa disparition.
Voici maintenant des mois et des mois que je vis sans sa présence et sa chaleur, et j'ai toujours autant de mal à envisager l' avenir. Comment se projeter tant une vie si différente de celle que j'ai connue toutes ces années ?
Pourtant, je ne peux m'empêcher de penser que j'ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, d'avoir été amoureux  pendant plus de 30 ans et de partager avec elle une vie si belle, et ce malgré les moments  tourmentés que nous ont infligés sa bipolarité. Je mesure ce qu'elle a apporté à mon existence. J'en ai chaud au coeur rien que d'y penser, mais cela m'envahit aussi d'une nostalgie terrible.
Je m'efforce de continuer notre chemin avec mes 3 charmantes filles mais je me sens vide du sens qu'elle donnait à ma vie. J'existe, mais je n'ai pas de goût ni d'envie, ce mot qui prend maintenant un sens si particulier pour moi.
Je l'ai déjà dit, j'ai passé la creux de la vaque. Malgré les rechutes incessantes, je pense être sorti du trou noir du choc et du désespoir,  C'est maintenant une tristesse sourde , une "grisaille" permanente comme disait l'un d'entre vous.
C'est surtout un avenir qui parait vide et sans véritable joie.
C'est long et usant, il faut une énergie terrible pour surmonter les vagues de déprime.
Ce we, j'avais beaucoup de monde à la maison, le temps est passé vite et j'ai même passé des bons moments, cela m'a permis de ne pas trop sentir arriver ce lundi 25. Demain sera une journée difficile, il faudra faire avec.

Nicole59

Je suis morte avec lui.

Boutchou

Bonjour Chrisljb

J ai lu  vos messages  et comprends tout ce que vous exprimez .
Ce  forum nous aide à  comprendre et partager nos douleurs et  à  en mesurer l immensité .
Meme  si on ne peut répondre à tous chaque jour !!on se lit et on sait ...
Il y a tellement de souffrance exprimée..les mots parfois sont superflus et  nous n'en avons plus tellement ils ont été utilisés

amities
Boutchou

qiguan

la grisaille que tu évoques s'éclaircira grâce à tes trois soleils (vos filles)
tu vas apprendre à découvrir que des envies par des chemins divers vont pouvoir revenir exister en toi, moi c'est passé par mes petits soleils ... mon vieux chien et par l'aide aux autres, puis par ma sensibilité à la nature, l'art et la culture ...
avant de découvrir que des envies venant de moi, minuscules pouvaient renaître ...
cela a pris des années mais qu'importe c'est là, fragile, cela ne masque pas, pour moi le manque mais c'est là
Citationje me sens vide du sens qu'elle donnait à ma vie
oui c'est ça le manque qui perdure ... comprendre qu'autre chose pourra peut être exister et qu'elle manquera toujours elle ...
C'est lié au fusionnel Roland Barthe en parle bien par rapport à une mère
https://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20090129.BIB1168/roland-barthes-le-mal-de-mere.html
pour le conjoint c'est encore plus intime particulier ..

les dates anniversaire marquent longtemps puis cela s'estompe

bien affectueusement
"il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé" A. Einstein
"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque" René Char