J’ai le cœur lourd et la tête pleine. Mes pas, pesants, font trembler le goudron sale de la route. Ma démarche atypique attire les regards des passants et, lorsque que leur regard se porte sur mon visage après m’avoir longuement examiner, ils remarquent tous ce même détail. Mon corps qui avance parmi la foule et qui, pourtant, semble avancer à contre sens. Ils ont tous ce tressaillement pareil à celui qu’on ressent lorsque le souffle glacé de l’hiver nous surprend le matin. C’est donc ce que ...