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Messages récents

#21
Vivre le deuil de son conjoint / Re : 6 mois que tu es parti
Dernier message par Fanny49 - 20 Avril 2026 à 22:23:11
Merci de m avoir lue. Je vais suivre vos conseils
#22
Vivre le deuil de son conjoint / Re : Re : 6 mois que tu es par...
Dernier message par qiguan - 20 Avril 2026 à 21:31:19
Citation de: pscar13 le 20 Avril 2026 à 20:01:26Bonsoir Fanny49,

Je viens te dire que j'ai lu ton message.
Tous les parcours ici sont différents,...
Oui, il faut du temps, mais personne ne saura te dire combien.
On parle de parcours, il y a plein d'écrits, de témoignages que tu trouveras ici, mais essayer d'accélérer ne rend pas le chemin plus facile.
Tu es bien entourée, c'est déjà important mais comme tu dis, rien ni personne ne pourra combler ce manque que tu ressens.

Si tu souhaites poursuivre la conversation et partager ton récit, nous parler de ton mari, de vous, de toi, tout ce que tu voudrais partager, je te conseillerais d'ouvrir ton propre sujet
https://motsdudeuil.fr/forum/index.php?action=post;board=5.0
ça te permettra d'y revenir plus facilement.
...
oui Pscar a raison
tu peux fouiller
https://motsdudeuil.fr/forum/index.php?topic=4064.0
et surtout lire, écouter DR Fauré pour intellectuellement savoir qu'un à coup qui fait penser à un retour en arrière viens entre 9 et 18 mois de deuil après une phase moins mal
car oui avant du moins mal ou mieux plus durable il y a une phase dite de déstructuration dans les phases de deuil
alors ne soit pas pressée
profite d'être bien entourée
prends soin de toi comme ton aimé voudrait
#23
Vivre le deuil de son conjoint / Re : 6 mois que tu es parti
Dernier message par pscar13 - 20 Avril 2026 à 20:01:26
Bonsoir Fanny49,

Je viens te dire que j'ai lu ton message.
Tous les parcours ici sont différents, je suis ici depuis bien trop longtemps pour t'apporter les réponses que tu attends et j'espère que d'autres vont te répondre.
Oui, il faut du temps, mais personne ne saura te dire combien.
On parle de parcours, il ya plein d'écrits, de témoignages que tu trouveras ici, mais essayer d'accélérer ne rend pas le chemin plus facile.
Tu es bien entourée, c'est déjà important mais comme tu dis, rien ni personne ne pourra combler ce manque que tu ressens.

Si tu souhaite poursuivre la conversation et partager ton récit, nous parler de ton mari, de vous, de toi, tout ce que tu voudrais partager, je te conseillerais d'ouvrir ton propre sujet
https://motsdudeuil.fr/forum/index.php?action=post;board=5.0
ça te permettra d'y revenir plus facilement.

Pensées pour lui, pour toi.

Isabelle Boulay - Fin octobre, début novembre
https://youtu.be/Jzi4AZW0140

--
pscar.
#24
Vivre le deuil de son conjoint / Re : 6 mois que tu es parti
Dernier message par Fanny49 - 19 Avril 2026 à 23:53:12
Bonsoir,
Je viens tout juste de trouver ce site. Je me dis que cela peut peut-être m aider de partager mes ressentis avec des personnes qui traversent des épreuves similaires.
J ai perdu mon mari il y a bientôt 7 mois. Je l ai trouvé un matin dans notre lit. Je pensais qu'il faisait la grasse matinée. Il a fait une crise cardiaque. Il avait 52 ans, j en ai 50. Nous étions ensemble depuis 31 ans et formions une famille heureuse et unie avec nos 3 enfants. Depuis,  j essaye de tenir de toutes mes forces pour ne pas rajouter de la peine à nos enfants et parce que je suis une battante. Mais je souffre tellement. Il me manque à chaque instant. Notre complicité,  notre tendresse, nos rires. Tout notre quotidien me manque. Je déteste cette vie de solitude. Heureusement mes enfants sont là,  mais mon homme , on me l a arraché et c'est tellement douloureux. Je voudrais que le temps s accélère car on nous dit qu avec le temps ça fait moins mal. Mais on me dit que ça ne marche pas comme ça. Évidemment,  mais alors il faut accepter de souffrir lentement ? Je suis bien entourée de mes amis et ma famille, mais il manque le plus important...Je me dis qu au moins nous avons eu la chance de partager des années de bonheur. Cette richesse, personne nous l enlèvera.
#26
Vivre le deuil de son conjoint / Re : depuis le 23 avril 2014
Dernier message par qiguan - 17 Avril 2026 à 15:03:47
Témoignage :
Mon aimé est décédé un mardi lendemain d'un lundi de Pâques  ...
Pâques étant variables chaque année j'étais jusqu'à l'an passé mal toute la semaine avant Pâques et le WE même si un peu moins l'an passé
Et j'étais une seconde fois très mal la semaine avant la date, du décès : 23 avril.
Donc je vivais de difficiles moments dans l'émotionnel deux fois.
Cette année cela n'a pas eu lieu et oui, à mon étonnement.
Certes comme l'an passé, je m'étais tout le WE, engagée bénévole pour une association pour enfants malades, où j'ai donc vu beaucoup de personnes, autour de l'art en fait.
C'est donc un grand progrès.

Mais là je suis dans la semaine avant la date du 23 ...
Et c'est compliqué
Comme j'en parlais à un ami, thérapeute il m'a fait cette réponse :
" Je sens combien l'approche du 23 avril réveille des vagues puissantes : le chagrin, la solitude, et ce manque des échanges simples... tout en percevant sa présence par moments.
Il te faut juste créer un petit espace sûr pour que l'émotion circule, sans te submerger.
...
Avec son intensité ton système intérieur fait ce qu'il peut : il alterne entre neutre et pics, comme une mer qui ramène à la surface ce qui demande à être pleuré, reconnu, relâché.
Et comme c'est diffus dans tout le corps, c'est souvent le signe que ce n'est pas "une" douleur localisée : c'est une mémoire affective qui traverse tout l'être.
Ce que tu vis n'est pas un retour en arrière : c'est une marée de cœur.
Plus la date approche, plus le lien et l'absence parlent fort en même temps.
Tu peux honorer sa présence sans te perdre dans le manque : l'un n'annule pas l'autre. Aujourd'hui, l'intention est simple : laisser la vague passer à travers toi, avec douceur, et retrouver la berge."
c'est exactement ce dont j'avais besoin comme mots bienveillants à l'aube des 12 ans  ...concept que je n'arrive pas à intégrer ! 12 ans comment ai je pu résister ?

il m'a conseillé de laisser bercer sans analyser. en écoutant https://www.youtube.com/watch?v=02g9gHJq05g&t=31s ...

prenez soin de vous  comme vos aimé.e.s voudraient 
#27
Vivre le deuil de son conjoint / Re : être séparés dans cette v...
Dernier message par qiguan - 17 Avril 2026 à 14:52:28
Contente que tu puisses échanger à nouveau avec cet ami comme tu le souhaites
je t'embrasse
#28
Vivre le deuil de son conjoint / Re : être séparés dans cette v...
Dernier message par Stana - 16 Avril 2026 à 12:01:56
  Je dois dire aussi qu'une fois que l'acceptation, ou une forme d'acceptation, s'est installée, les bons souvenirs me viennent souvent, en telle ou telle circonstance ou sans raison précise, sans que je m'y attende, ils sont, là encore, très naturels, et je les reçois comme un cadeau. Je ne les ressens jamais comme quelque chose  d'anodin, qui va de sois, je sais trop quel douloureux cheminement il faut traverser pour en arriver là; dans ces moments-là, je suis reconnaissante de pouvoir sourire spontanément en pensant à eux-et ça  inclut tous mes deuils, hélas nombreux-m'attarder sur ces beaux moments vécus sans que d'atroces images viennent les perturber. Je ne tiens rien pour aquis, je reste prudente, et c'est pour ça que je sais à quoi je peux penser consciemment ou non.  Je peux aussi parler d'eux, de temps en temps, avec d'autres personnes, èvoquer de petites anecdotes, parfois amusantes, ou des traits de caractères, goûts, etc...de ces êtres qui ont tant compté pour moi, compteront toujours. Ca aussi, c'est un  cadeau que je ne sous-estime pas.

  Un petit exemple, concernant mon deuil le plus  réçent, c'est-à-dire celui de mon père. Pas plus tard qu'hier, j'ai eu l'occasion de parler de lui au détours d'une conversation amicale. C'était tout simple, on parlait de  goûts culinaires à un moment donné, et j'ai dis que  mon papa apprèciait beaucoup tel ou tel plat, et même qu'il savait en cuisiner certains. "C'était un bon vivant, mon père", ai-je dis avec sérénité, et même une certaine fierté. POuvoir en parler de  cette  manière, non pas détachée mais affectueuse, sans souffrance  mais  au contraire beaucoup de douceur, m'a-une fois encore-surprise moi-même-en  bien. Quelque chose s'est installé, la même chose que vis-à-vis de  mes aimés, amis et copains partis avant lui. Je suis bien placée pour savoir que la nostalgie sera toujours présente, c'est le cas après chaque deuil (après? une partie de nous sera toujours en deuil, quelque part, mais il peux se transformé,                      depuis les souffrances des premières ètapes, en quelque chose de doux) , mais les bons souvenirs restent vivaces.

  C'était important pour moi de mettre toutes ces émotions noir sur blanc, et, comme toutes les autres fois, ça m'a fait du bien.
#29
Vivre le deuil de son conjoint / Re : être séparés dans cette v...
Dernier message par Stana - 16 Avril 2026 à 11:36:46
    J'ai remarqué récemment-et j'en ai été la première surprise-que quand je pense à ce qu'a été l'enterrement de Pierre, qui fut l'un des pires moments de ma vie, non seulement en raison du deuil, mais aussi de l'attitude inqualifiable des autres personnes présentes, je n'èprouve plus cette souffrance rétrospective qui est longtemps restée en moi. Les effets de ce traumatisme-là sont toujours présents et le seront toujours, comme ceux de mes autres traumatismes, et jamais je n'oublierai la terrible souffrance ressentie ce jour-là, mais ce souvenir ne provoque plus de souffrance ici et maintenant. Je ne veux plus y penser, de peur que les pires émotions se réveillent, mais quand certaines images me reviennent, et malgrès le sentiment d'injustice lié aux  circonstances de cet enterrement, je reste détachée de cette souffrance. Les beaux souvenirs de notre amour me  réchauffent toujours autant le coeur, et cet amour fera toujours partie de moi, omniprésent-je suis heureuse de le savoir-mais, sans même le faire exprès, une résilience  s'est installée concernant cette journée qui  a été l'une des pires de ma vie. Je peux savourer d'autant mieux "le meilleur" qui, lui, est toujours bien vivace dans mon coeur. Je tenais à partager cette évolution, que j'aurais crue impossible...mais qui l'ètait pourtant.

  Par contre, je sais que je ne dois jamais m'attarder à penser, ne serait-ce que quelques instants, aux circonstances de  la mort de Jean-Philippe, le pire souvenir de tous. Ces flashs pourraient revenir; je pense que ce traumatisme-là sera toujours vivace, et je dois en tenir compte. Le seul moyen est de bloquer mes pensées quand elles pourraient y revenir, et penser à toutes  les belles choses que nous avons vécues à la place; il y en a tant que je n'ai que l'embarras du choix, heureusement. C'est aussi une adaptation. Et, concernant ces deux grands amours, la meilleure chose à faire est d'èvoquer ce meilleur vécu ensemble, le bon côté, le merveilleux côté qui a fait partie de nos cheminements respectifs. Ces mots me sont venus tout naturellement au fur et à mesure que je les ècrivais.
#30
Vivre le deuil de son conjoint / Re : être séparés dans cette v...
Dernier message par Stana - 16 Avril 2026 à 11:07:34
  Et même sans parler de relativiser-ce qui serait impossible vis-à-vis de mes deuils par exemple, d'ailleurs je ne le voudrais pas-cet ami a toujours les mots qui conviennent pour aider à l'acceptation, à la sérénité....comme je l'ai déjà dis, c'est quelqu'un de très croyant-ce qui n'enlève rien à son ouverture d'esprit-mais il n'y a pas que ça: il a une approche à la fois positive et attentionnée, un peu comme avait Marie-France: je veux dire que sans minimiser quoi que ce soit, il n'a jamais non plus une attitude disons mélodramatique: ça se situe entre ces deux extrêmes que j'ai appris a fuir comme la peste. Gentillesse, empathie, et en même temps il transmet quelque chose comme une douce sérénité, je ne trouve pas d'autres mots...la dernière fois où je lui ai parlé d'un deuil, c'était juste après le décès de mon papa. Il m'a souris d'un air de compréhension et d'encouragement, et il m'a dit: "Hé bien, paix à son âme!" Il a ajouté qu'on  ne peux jamais savoir quand la mort surviendra, que ça peux arriver n'importe quand, à n'importe qui, qu'on ne peux pas faire autrement que de  l'accepter. Nous en avons parlé, j'ai èvoqué longue vie de mon père, les bons souvenirs, et, après cette discussion, je me sentais déjà plus lègère, malgrès la tristesse.

    Si j'avais perdu cet ami très cher au moment de sa maladie, j'aurais eu autant de chagrin que vis-à-vis de Jean-Louis et Marie-France, et je pense qu'il le sais. J'espère l'avoir un peu aidé durant cette période difficile. Bien sûr, je me serais rappelé de son approche, de sa façon d'envisager la vie, la mort...et ça m'aurais aidée, mais ça n'aurait pas empêché la douleur du deuil, c'est normal. J'espère qu'il vivra encore longtemps, entouré des siens. Au début, je n'osais pas lui parler autant qu'avant, parce-que j'avais peur qu'il me croit ègoïste, qu'il pense que je faisais passer mes problèmes avant les siens-ce n'est pas le cas, ce serait vraiment déplacé, sa santé passe en premier; je craignais aussi de le fatiguer, d'autant plus qu'il ne peux plus parler aussi facilement qu'avant. Maintenant que je vois qu'il s'est adapté, et qu'il apprècie toujours d'èchanger avec les gens, sur n'importe quel sujet, nous nous parlons avec autant de  naturel qu'avant. Nous avons de nombreux sujets de conversation d'ailleurs, et j'ai bien vu que ça nous  apporte quelque chose de bon à tous les deux.