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C'est pas bientôt fini tout ce silence ?

Démarré par Faïk, 05 Février 2016 à 09:55:19

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Chog

Ce sera la première sans lui. Franchement, je ne sais pas ce qui me peine le plus, finir cette année bien triste ou bien en attaquer une nouvelle sans lui ?
Pourquoi choisir ? Je prends les 2. Comme ça c'est réglé.
FNY (Fuck New Year)
Tu n'es plus là où tu étais, mais partout là où je suis.
V. Hugo

marguerite13


Chog

 What?
"Il a beau être d'une incroyable vulgarité et désigner l'acte sexuel, le mot «fuck» est utilisé aujourd'hui, à l'instar du «p*****» ou du «merde» en France, comme un quasi-réflexe quand il s'agit d'exprimer sa colère ou son exaspération."
See you,
Tu n'es plus là où tu étais, mais partout là où je suis.
V. Hugo

Faïk

Les mots ne sont que ce qu'ils sont, et dans n'importe quelle langue ... Ils sont juste la représentation d'un concept, d'une émotion, énervement, colère mais aussi parfois admiration, étonnement . Le gros mot est libérateur pour l'émetteur. Nul doute qu'il est diversement apprécié par le destinataire ... M'enfin ...
Personnellement, je trouve des fois plus vulgaire, au sens de sans valeur, et parfois plus grossier de recevoir des vœux que je ne sens pas véritablement sincères de personnes dites proches. Cela n'a rien à voir avec ceux que me prodiguera la boulangère en me rendant la monnaie ...

Je souhaite à toutes et à tous le mot qui vous ira comme un gant, celui que vous assortirez à votre tenue de soirée du 31 ou à votre 1er janvier.
Des gros mots, des mots doux, des mots noirs, des mots en couleur, des jeux de mots.
Les mots conduisent à tout      A.Rey

Faïk

Tiens, cela me fait penser à un souvenir bien lointain déjà, quand j'étais une toute petite fille à nattes insouciante.
Le laitier qui faisait sa tournée quotidiennement dans la campagne de nos vacances, s'encolérant après les gosses qui le taquinaient sur sa bonne mine tonitruait un Good Fourdoum de good fourdoum !! (graphie personnelle) , et dans sa bouche, ce n'était sûrement pas des douceurs.
Je ne sais pas du tout ce que cela veut dire et à vrai dire je n'ai pas cherché plus que cela (mais s'il y a ici des linguistes distingués, je suis preneuse de toute étymologie). On peut donc y mettre ce que l'on y veut. Good fourdoum de good fourdoum !

Faïk

#995
Re : C'est pas bientôt fini tout ce silence ?
« Réponse #996 le: Aujourd'hui à 15:50:04 »
Juste "Bon sang"!
Interprétation congolaise du néerlandais gotverdome.
« Modifié: Aujourd'hui à 15:55:49 par



Merci de ces précisions ! Pour le coup, cela m'a donné envie d'en savoir un peu plus, notre brave laitier n'ayant pas de sa vie  dépassé les limites du canton ... Et bien que soupçonnant un juron «blasphématoire », L'Atelier d'Oniris en donne une version moins édulcorée, je dirais même scatoligieuse : Merde de Dieu ou bon Dieu de merde ... pas joli-joli, non ...

Il a bien raison Alain Rey, les mots, ça fait voyager ...


Eva Luna


Chog

Exact, je crois bien que c'est de l'alsacien.
C'est un juron bien courant qui veut dire littéralement "Dieu damne moi". Je n'avais pas fait le rapprochement de suite avec  l'écriture à l'anglaise de Faïk.
Poliglottement vôtre :-)
Tu n'es plus là où tu étais, mais partout là où je suis.
V. Hugo

Chog

Enfin tout dépend du canton et de la nationalité du laitier...
Le hollandais ou l'alsacien, il y a des similitudes.
Bonnes soirée, nuit ;)
Tu n'es plus là où tu étais, mais partout là où je suis.
V. Hugo

Faïk

#999
Pa' disait parfois quand nous étions plus jeunes mon frère et moi que nous menions une "vie de patachon"... Des trucs de parents quand vous vous couchez tôt ... le matin, après une joyeuse soirée estudiantine...

Mais où sont passés les patachons d'antan ?  Comme les neiges, disparus ...
Replongée aujourd'hui dans ce temps grâce au dialogue un peu musclé entre un prof et un président.
Où il est question de "patachonner", "patachonner dans la tête".
A première ouïe, j'aime bien le mot patachonner. Après je lis ça et là que cela pourrait bien signifier "errer sans rationalité".

Ben voilà, c'est dit, je commence 2020 en patachonnant, encore. Je patachonne, sans eux.

A tous les patachonneurs,








yvgpqpg4

1000 réponses ! "Tu" as obtenue 1000 réponses à ta question c'est pas bientôt fini tout ce silence ?
As tu obtenu ta réponse à ta question ? J'imagine que non. Nos questions resteront sans réponse. Je n'ai pas tout lu, ton fil, etc, il y a bien trop à lire sur ce forum et j'y viens de moins en moins mais j'ai été frappée par ce chiffre 1000 réponses !

Faïk

#1001

L'invisible au visible mêlé
Exposition Musée Victor Hugo

Perception humaine ou qui lui échappe tient une place toute particulière dans la vie et l'oeuvre de Victor Hugo. Sa vie durant, il cherche à percer les secrets de ce que l'homme ne peut comprendre, de ce qui lui échappe et qui pourtant l'entoure.
Comment son œuvre littéraire et graphique, mais aussi sa vie personnelle, témoignent-elles de cette quête, de ce refus d'un monde limité, contraint, injuste ? Au fil du temps, comment le questionnement de l'individu devient-il la mission du poète, ce porteur d'espoir ? L'exposition met ainsi notamment en valeur l'exceptionnelle collection de dessins réalisés par Victor Hugo, encore méconnue, que possède le musée : des lavis d'encre, reflets des tourments de l'esprit de l'écrivain, souvent empreints de fantastique.


Du visible à l'invisible, entre Shaun & La Roussette, c'est là sûrement que se trouve ma place actuelle... Je n'ai pas d'autre talent ...

Faïk

#1002
 Re : Parent divorcé et désenfanté
« Réponse #555 le: Aujourd'hui à 07:04:46 »
La force pacifique qui met tant de temps à germer en nous, les endeuillés, ne peut s'établir, à mon avis,  sur une hiérarchie étalonnant les douleurs pas plus que je n'ai l'exclusivité du cheminement dans le deuil, ni quiconque.

L'autre jour, je rencontrais un quidam qui s'interrogeait aussi  sur ma façon de "gérer" mes deuils successifs, et s'autorisait (pas méchamment) à "hiérarchiser" ma douleur en cochant les cases d'un tableau imaginaire à plusieurs entrées, établi par lui, et selon ses propres critères. Les t'as fait le plus dur,  c'est injuste, que veux-tu ... je connais aussi ...
J'ai développé de nombreuses réponses qui tiennent compte de mon humeur du moment et de la personne en face de moi.
Ca le fait pas toujours... mais j'ai appris là-dessus à ne plus me triturer le neurone si la question et la réponse ne sont plus en adéquation.

Pour finir, en ce qui concerne cette "hiérarchie", je me suis bricolé mon adage personnel :

Le pire pour tous, chagrin pour soi ...

Chog

Ce n'est souvent pas méchant, mais comme c'est mal dit en revanche. Les "il faut que" "tu n'as pas le choix" "il faut avancer" faut ceci faut cela... Ça suffit là, les "je sais tout" qui nous pompent l'air  et qui n'ont pas vécu le même drame que nous, heureux soient-ils !  L'autre matin, j'ai stoppé net un quidam qui, comme pour toi Faik", n'avait pas de méchanceté mais un flot de conneries très certainement prêt à sortir de sa bouche qui, sera restée bée. Ouf ! J'ai terminé en lui expliquant, que parfois, si le vocabulaire était inadapté il valait mieux ne rien dire. Tout doucement, sans hausser le ton. D'autres fois, je laisse couler... Tout dépend de la situation.
L'amour pour mon mari est éternel, pas ma patience.
Tu n'es plus là où tu étais, mais partout là où je suis.
V. Hugo

Faïk

#1004

En plein séquençage de mon génome personnel, je commence à scanner les centaines de photos familiales, de lettres, de cartes. 5 à 6 générations de vies, toutes réunies dans de petites vignettes, des portraits, en noir et blanc pour la plupart.
La lettre d'A qui à 12 ans écrit à ses parents ce qui sera ses derniers vœux de bonne année. Joli papier de dentelle, écriture appliquée, encre violette évanescente. Si fragile, comme sa vie.

Et cette chanson de la marelle, chantée autrefois et déjà partagée ici, dans une version de Rosemary et Dom (évoquées ici aussi) qui tourne en boucle à la radio ...

Et je me prends les pieds dans mon chagrin, encore une fois ... Ils, elles manquent.