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Pour celui qui n'est plus là

Démarré par Nora, 07 Mars 2015 à 19:58:42

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Nora

Merci à tous pour vos petits mots.

Je suis touchée ...

Je vous aime fort, les itas et les itos

Nora

Nora

#646
Pour Federico

Non, pour Benito.

Le Petit Monastère a fermé ses portes.
Les chansons, les poèmes, tes coups de gueule,  tes messages d'amitié, tes mots d'amour pour ton enfant, ton fils Raphaël, ne viendront plus jusqu'à nous.

Nous cheminons ensemble depuis quelques années.
Nous n'avons pas toujours été d'accord tous les deux, loin de là ! 
Nos désaccords, nos conflits,  ont été rudes parfois, mais n'ont jamais empêché le respect, l'affection, l'amitié.
J'ai toujours ressenti ton soutien, ta bienveillance, tu as toujours été là pour moi.
Tu le sais, j'ai toujours été proche de toi, présence parfois silencieuse mais toujours attentive.

Tu vas me manquer, ta franchise, ta fantaisie, ton franc parler, ton absence totale de langue de bois... ( j'avoue que ton dernier morceau de bravoure m'a bien fait sourire ), mais aussi ta délicatesse, ton élégance, ta sensibilité, ton empathie...

Je te dis au revoir mon ami, je t'aime, et je pense fort à toi.

Surtout ne regrette rien, prends cela comme une chance. Ce forum était devenu trop petit pour toi.

Sylvie



Nora

J'écoute Istanbul, les yeux fermés...

J'écoute Istanbul, mes yeux sont fermés
D'abord souffle un vent léger ;
Il ballotte peu à peu
Les feuilles dans les arbres ;
Au bout du monde, bigrement au bout du monde
Les clochettes des porteurs d'eau ne s'arrêtent jamais ;
J'écoute Istanbul les yeux fermés.

J'écoute Istanbul les yeux fermés ;
Les oiseaux passent
Des hauteurs, de nuées en nuées, de cris en cris ;
Les filets sont retirés dans les bordigues
Les pieds d'une femme touchent l'eau
J'écoute Istanbul, les yeux fermés.

J'écoute Istanbul, mes yeux sont fermés ;
Le bazar est empli de fraîcheur
Mahmut Pacha est animé
Les cours sont remplies de pigeons
La voix du marteau vient des docks ;
Les odeurs de sueur au vent du beau primptemps
J'écoute Istanbul, mes yeux sont fermés.

J'écoute Istanbul, mes yeux sont fermés ;
L'ivresse d'anciens mondes en tête,
Une maison de rivage avec de sombres hangars à bateaux
Les vents du sud ouest sont tombés dans un bruissement intérieur
J'écoute Istanbul les yeux fermés.

J'écoute Istanbul, mes yeux sont fermés;
Une jeune fille aguicheuse d'une beauté provocante passe sur le pavé.
Les blasphèmes, les chants, les chansons, les jets de mots.
Une chose tombe de ses mains à terre ;
Cela doit etre une rose;
J'écoute Istanbul, mes yeux sont fermés.

J'écoute Istanbul, mes yeux sont fermés;
Un oiseau s'évertue à tes pieds.
J'ignore si ton frond est chaud
J'ignore si tes lèvres sont humides
Une lune blanche nait au milieu des pignons ;
Je comprends les battements de ton cœur ;
J'écoute Istanbul.

ORHAN VELI

10 décembre

Catherine Th

Ce matin, ce 10 décembre, comme on peut aller se recueillir sur un lieu, y déposer une rose, je venais déposer une pensée fleur pour Celui qui n'est plus là ....
Et je découvre ce beau poème pour son « non anniversaire ».
« Non anniversaire » ? Peut-être ....
Celui qui n'est plus là, pourtant, continue d'exister ....
Aujourd'hui, pour T. : douce pensée émue ....

Bien sûr je pense aussi beaucoup à toi ma sœur de deuil (sœur de deuil et bien plus encore ....) qui entre à nouveau dans cette période si délicate ....
Je t'aime fort.
Catherine

Nora

Parfois je ris
Parfois j'oublie, un instant ou quelques heures,
Et je me surprends à ne pas y avoir pensé pendant ce temps,
à avoir été
Mais cela me rattrape toujours
et cela cogne, bouscule
Mon coeur chavire, se serre
Il n'est plus là
Il a souffert
Il ne le méritait pas
Plus rien ne sera comme avant
Comme avant lui, comme avec lui
Je dois composer avec mon histoire, notre histoire
Je dois composer avec sa mort, avec son absence
Où es tu ? Où est-il ?
Il n'est pas là, il n'est pas encore au fond de mon coeur
Je ne peux pas penser à lui avec douceur, en souriant,
Mais il m'accompagne à chaque instant
Chaque joie, chaque peine je la partage avec lui
Cela s'est passé doucement, lentement
Cela n'empêche pas la tristesse,
Cela n'empêche pas le manque
Cela n'empêche pas le sentiment d'être en dehors du temps
D'être en dehors de la vie
Seule, toujours. Inaccessible, une solitude bien ancrée,
Une solitude choisie, aimée
Longtemps je me suis demandé quelle allait être ma vie
Longtemps ce gouffre ouvert devant moi m'a terrorisée

Maintenant je me sens calme, sereine et libre.
Je l'ai connu, je l'ai aimé, cela me suffit.

Faïk

En avant, calme et droit ... mais toujours avec celui qui n'est plus là ...

Catherine Th

Des pensées sincères, chaleureuses, tendres, émues en ce 3 janvier, ce jour qui est le votre, à Toi, à Lui, à Vous deux ... toujours unis ...
Ce jour qui, depuis 5 ans, a scellé vos 20 ans d'Amour ...
Ce jour beau ... dans la tristesse ....

Nora

Toujours attentionnée, délicate et respectueuse  Catherine. Merci à toi.

Ce jour là,  entre sourires et larmes, il y avait de l'amour, beaucoup d'amour, et de l'amitié .

Amour indestructible,  et amitié qui perdure, au delà de la mort.

Ce soir, comme tous les 3 janvier depuis, nous nous retrouvons pour parler de lui. Entre sourires et larmes encore.

Je pense à toi, à vous.

Nora

#653
Une période déjà pas facile et la mort s'invite à nouveau.

47 ans, belle, vive et fraiche. Un cancer foudroyant, 6 semaines dont 3 en soins palliatifs., en sédation.

Tout s'est passé si vite que presque personne n'était au courant. Nous apprenons lundi qu'elle  s'en est allée dimanche.

C , il y a des êtres plus vivants que d'autres,  tu en faisais partie.
Dans mes heures les plus sombres tu es venue m'arracher un sourire par ta gaité,  ta fantaisie, ton esprit lumineux.

Pas toi, pas toi . Je ne peux, ne veux pas le croire.

La nausée depuis hier, et mon imagination qui galope. Des images qui s'imposent et se superposent.
Je viens d'apprendre que tu avais beaucoup souffert. Je le redoutais.
Tu laisses deux adolescents et ton compagnon. Désarroi total. L'as tu su, l'as tu compris ?

Jeudi nous serons nombreux à venir t'accompagner. 
Depuis hier matin toutes mes pensées sont pour toi.

S.



Chog

Tu n'es plus là où tu étais, mais partout là où je suis.
V. Hugo

Cabochon


Nora


Catherine Th

De tout coeur avec toi Nora,  :(  :-* :-* :-*
Douces pour le compagnon de ton amie, pour leurs deux jeunes enfants,  :'(
Pensée émue accompagnée d'une rose blanche pour C. 

Nicole5951


loma

Bonjour Nora,
je dépose quelques roses silencieusement devant ta porte,
pour celui qui n'est plus là, 
pour l'amour qui est toujours,
pour toi

tendrement
loma
"si un jour je meurs et qu'on m'ouvre le coeur, on pourra lire en lettres d'or ... je t'aime encore"  William Shakespeare