Parfois, me redisant que l'écritureallait te ressusciter d'entre les mortes,je peignais avec des mots,ton corps et ta voix grave et douce.Parfois,las de ne toucher que le vent,je te faisais apparaitre dans mon esprit, si fort,que tu prenais consistance et te reformaisdevant moi, comme aux beaux jours.Puis disparaissait ce mirage optique.Rien qu'un mot laissé par toi me restait en mémoire,et puis, le grand silence minéral.Dans cette carrière où je t'appelais, ma voix n'avait pas d'écho.Je pens...