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Deuil périnatal : le retour au travail après la perte (témoignages)

Témoignages de parents sur le retour au travail après une perte périnatale.

Nouvelle parmi vous...

Démarré par Tinou, 19 Décembre 2012 à 13:30:41

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Pupuce

Bonsoir Tinou,
Moi aussi je m'accroche à mon travail mais je n'y suis pas. Aujourd'hui, notre patron nous a convié pour les voeux de la nouvelle année. Je n'ai fait que pleurer. Une pensée pour mon Pat car nous travaillions dans la même administration. De plus, à la saint Barbe des Sapeurs Pompiers, un hommage lui a été rendu. C'est très gentil mais ça me fait pleurer, et je pleure à présent sans arrêt. Je touche le fond. Des paroles, des images, des pensées et le flot de larmes arrivent. Tu vois, tu n'es pas seule dans ta peine. Essaie tout de même de passer une bonne nuit. Amitiés

chrisam

Vous pleurez, Mesdames, mais nous, les hommes, quand on pleure, les autres ne comprennent pas.
Ils ne comprennent pas parce qu'ils n'ont pas vécu le décès de l'être aimé, de l'épouse.
          Un homme, ça ne pleure pas
Mais quand je dois pleurer, je pleure, de toute façon, je ne saurais pas me retenir, IMPOSSIBLE.
Mais de toute façon, après 14 semaines, eux n'osent pas ou ne pensent plus à s'inquiéter de votre deuil, 9 fois sur 10, c'est pratiquement du passé. Ou alors, leur patience s'effrite.
Et ça, ça ajoute à notre chagrin.
Ok, ils ne savent pas comment bien réagir, y pensent-ils seulement ?
Le lundi 4 février, je vais à un groupe d'entraide pour personnes endeuillées, de 4 à 8 personnes, pendant 2 heures.
Courage, patience, ...

Buzz

Nous vivons tous ce décalage avec nos proches; le temps s'est arrêté pour nous et nous nous accrochons à ce rocher pendant que tout le monde s'en éloigne...
Ne soyons pas durs avec nos proches et regardons comment nous avons vécu les décès d'autres amis, d'autres membres de la famille, et avouons-nous que nous avons réagi de la même façon...non pas par désintérêt mais par peur de plonger avec eux, nous dont le coeur est déjà en dentelles...
Les proches ont été là pour l'au-revoir et on ne peut décemment pas leur demander de traverser le deuil au même rythme que nous...De toute façon, nous ne le supporterions pas, car c'est nous qui avons le coeur qui saigne, 24h sur 24, nous qui savons ce que mesure le vide désormais...
Je vous embrasse tous et, quand la lune sera pleine, regardons-là en pensant à nos disparu(e)s et nous serons tous ensemble, avec eux, en pensées...



Tinou

Ce décalage est plus ou moins fort suivant comment nous nous sentons ; parfois, je le trouve extrêmement violent...

Martine