Nouvelles:

Bienvenue sur le forum des Mots du deuil.
Vous pouvez partager ici votre témoignage et vos questionnements avec d'autres personnes ayant perdu un être cher.

Menu principal

À lire aussi sur Les Mots du Deuil

10 poèmes sur la mort : les textes qui aident à traverser le deuil

Victor Hugo, Lamartine, Aragon… Les plus beaux poèmes pour accompagner la perte.


Citation deuil : 27 pensées pour traverser la perte

De Victor Hugo à Khalil Gibran, les plus belles citations sur le deuil.


Les 5 étapes du deuil : comprendre le processus pour mieux le traverser

Déni, colère, marchandage, dépression, acceptation : un guide clinique et humain.


Soutenir un parent en deuil périnatal : les mots qui aident

Les phrases à dire — et à éviter — pour accompagner un proche après une perte périnatale.

Recueil de mots, de pensées, de poèmes/citations

Démarré par Riata, 13 Novembre 2013 à 08:27:31

« précédent - suivant »

erika

Je trouve ce texte un peu tristounet. Enfin il est vrai que nous sommes tous et toutes dans la peine

stellarose


Tu as sans doute raison, il correspondait à mon humeur automnale. Y a mieux! Je cherche...peut-être as-tu des idées ?

Webmaster

    "Tristesse" d'Alfred de Musset

    J'ai perdu ma force et ma vie,
    Et mes amis et ma gaîté ;
    J'ai perdu jusqu'à la fierté
    Qui faisait croire à mon génie.

    Quand j'ai connu la Vérité,
    J'ai cru que c'était une amie ;
    Quand je l'ai comprise et sentie,
    J'en étais déjà dégoûté.

    Et pourtant elle est éternelle,
    Et ceux qui se sont passés d'elle
    Ici-bas ont tout ignoré.

    Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
    Le seul bien qui me reste au monde
    Est d'avoir quelquefois pleuré.

myla


Ma fille a trouvé ce blog : jemphi'cancer fight . Jemphi a ouvert ce blog pendant sa maladie (cancer du pancréas). Sa femme l'a repris à sa mort. 2 textes en bas de pages dans la rubrique accueil, ont attiré notre attention :
Pourquoi ? et la veuve et l'orpheline
Bonne lecture
Courage à tous
Amicalement
Myla



JO80

Bonsoir à toutes et à tous.
Je reviens sur ce forum parce que j'ai besoin d'écrire. La souffrance est toujours très aigüe. Mais c'est vrai que je n'en suis qu'à seulement un peu plus de trois mois de deuil.
J'ai relevé une citation dans le magazine PSYCHOLOGIES.
"Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie" SENEQUE
Vivre le temps présent n'est pas chose facile et il faut beaucoup d'humilité pour s'y plonger.
Bonne nuit
JOEL

Lina Inverse

Bonsoir
Voici une chanson que je trouve magnifique : "hope there's someone" d'Anthony and the johnsons
http://youtu.be/8b5HHRT8xvw
Qui reflète ce que je ressens

Et Alter Ego de Jean-Louis Aubert http://youtu.be/6qpvDY6PYx4

Webmaster

"L'arbre qui s'écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse."

Citation sur le deuil et la perte

Nora

C'est un très beau poème, que j'ai lu aux obsèques de mon mari. Il a été effectivement repris de façon très émouvante dans le film 4 mariages et un enterrement.

L'auteur en est Wystan Hugh Auden, et le poême est intitulé Funeral Blues.


Kairys


Sur l'échelle, je voudrais monter...

Pas tout en haut, mais un peu quand même,
Pas bien longtemps, mais juste assez,
Pour m'assurer que tu es bien arrivé.


Je voudrais tendre le cou,
Pour voir si ta nouvelle vie te plait,
Me persuader que tu es bien entouré,
Mais surtout que la vie est meilleure ici.

J'observerais tous ces êtres partis d'en bas,
Bien trop tôt,
M'émerveillerais de leurs ailes qui ont poussé,
Depuis qu'ils sont là-haut.

Je voudrais monter sur cette échelle,
Te serrer une dernière fois,
Que tu me dises, dans un battement d'aile,
Continues.... je te veille
Je suis près de toi..

Lina Inverse

J'aime beaucoup  ce poème, Kairys. C'est toi qui l'a écrit ?

Kairys

Oh, non Lina, je l'ai trouvé sur le net.

Je suis contente qu'il t'ait plu.

J'imagine ma sœur dans le Monde Lumineux des Ames où elle est bien et où je la retrouverai un jour...

MARINA44

merci pour ces beaux testes et tous ces discours.

Kairys

"La nuit n'est jamais complète,
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin, une fenêtre ouverte..."

de Paul Eluard

Eva Luna

Arrêter les pendules. (Autre traduction)

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Donnez un os au chien pour l'empêcher d'aboyer,
Faites taire les pianos et dans un roulement assourdi,
Sortez le cercueil et que les pleureuses pleurent.

Que les avions qui tournent en gémissant
Dessinent sur le ciel ce message : Il Est Mort,
Nouez du crêpe au cou blanc des pigeons,
Gantez de coton noir les agents de police.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon repos du dimanche,
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;
Je pensais que l'amour durerait toujours : j'avais tort.

Qu'importe les étoiles à présent : éteignez-les toutes ;
Emballez la lune et démontez le soleil,
Videz l'océan et balayez la forêt,
Car rien de bon désormais ne peut plus advenir.

Wystan Hugh Auden (1907-1973)

Eva Luna

Funeral blues 1938

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.


Arrête toutes les horloges, coupe le téléphone,
Jette un os juteux au chien pour qu'il cesse d'aboyer,
Fais taire les pianos et avec un tambour étouffé
Sors le cercueil, fais entrer les pleureuses.

Que les avions tournent en gémissant au-dessus de nos têtes
Griffonnant sur le ciel ce message : Il est Mort,
Noue du crêpe au cou blanc des pigeons,
Donne des gants de coton noir à l'agent de la circulation.

C'était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,
Mon travail, mon repos
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;
Je pensais que l'amour durait pour toujours : j'avais tort.

On ne veut plus d'étoiles désormais ; éteins-les toutes ;
Emballe la lue et démonte le soleil,
Vide l'océan et balaie les bois ;
Car rien maintenant ne vaut plus la peine.
------------


Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors,
Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,
Démonter la lune et le soleil,
Vider l'océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

---------

En voici une troisième de l'amie Sabouret (traductrice professionnelle de son état)
merci à elle :-)


Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Pourvu qu'il n'aboie point, jetez un os au chien

Etouffez les pianos et qu'un tambour voilé
Au sortir du cercueil, accompagne le deuil.


Que les avions décrivent des cercles en gémissant

Et tracent dans le ciel ces trois mots : il est mort
Nouez un crêpe au cou des oiseaux blancs

Ajoutez des gants noirs aux tenues des agents


Cétait mon nord, mon sud, l'orient et l'occident
Mon travail en semaine, mon repos du dimanche

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant
Je pensais que jamais l'amour ne finirait ; j'avais tort


Etoiles, disparaissez, qu'il n'en reste plus une

Démontez le soleil et remballez la lune
Asséchez l'océan, balayez les forêts

Car rien de bon ne peut advenir désormais.



-----------

celle d'Yves Perret :



Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Faites taire le chien d'un os gras qu'on lui donne,
Silence les pianos ! Sourdine, les tambours
Pour sortir le cercueil entre tout ces cœurs lourds..

Que les aéroplanes voltigeant au dehors
dessinent ces trois mot : Il Est Mort.
Mettez du crêpe noir aux cous blancs des pigeons,
aux mains des policiers des gants noirs en coton.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
ma semaine affairée, mon dimanche de sieste,
mon midi, mon minuit, mes mots et ma chanson.
Je pensais que l'amour ne finirait jamais : eh bien non.

Plus besoin des étoiles et que, tous, ils s'en aillent
envelopper la lune, démonter le soleil
assécher l'océan, arracher les forêts
car ici rien d'heureux n'adviendra plus jamais.


-----------------


une autre traduction, celle de l'ami Balagan =

Remisez les horloges, coupez le télephone.
Au chien qui tant aboie, donnez un os qu'il rogne.
Faites taire les pianos ; aux tambours assourdis,
Présentez le cercueil à nos coeurs engourdis.

Laissez dessus nos têtes, les cercles gémissant
Des avions griffonant le message du gisant.
Couvrez de laies de crèpe, les oiseaux si bavards.
Donnez de beaux gants noirs aux agents des boulevards.

Il était tout pour moi : une rose des vents,
Une semaine ouvrée, un repos du dimanche,
Une nuit, un midi, des mots, une mélopée ;
L'amour devait durer, mais je m'étais trompé.

Faites sortir les étoiles, qui nous semblent si vieilles,
Éloignez cette lune, éteignez ce soleil,
Videz les océans et brûlez tous ces bois,
Car rien, plus jamais, ne s'emplira d'émoi.

-----------------------------

une autre : celle de Chris

Arrêtez toutes les montres, coupez les téléphones
Donnez des os aux chiens pour les rendre aphones
Faites taire les pianos qu'au son étouffé d'un tambour
On sorte le cercueil , et les pleureuses autour

Que la fumée des avions trace au dessus de nos têtes
ces mots Il est mort en un message funeste
Un ruban de crêpe aux cous blancs des pigeons
Les policiers gantés noir en cette grande occasion

Il était mon Est , mon Ouest , mon Sud et mon Nord
mes jours de travail et la fin de semaine
Mon Midi, mon Minuit, ma parole, ma rengaine
L'amour devait durer sans fin : j'avais tort

Je ne veux plus d'étoiles, enlevez les unes à unes
Décrochez le soleil et emballez la lune
Asséchez les mers et balayez les forêts
Car plus jamais rien de bon n'arrivera désormais

----------------------------------------------

une autre : celle de Catherine Charmant

Arrête les pendules, coupe le téléphone,
Pourvu qu'il n'aboie plus, jette un os au chien
Pianos, silence ! Qu'au roulement sourd d'un tambour
On sorte le cercueil, et les proches autour

Que les avions qui vrombissent là-haut en traçant
Des cercles adressent ces trois mots : Il Est Mort
Passe un ruban noir au cou des blanches colombes
Et des gants endeuillés aux mains des policiers

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine ouvrée, mon repos du guerrier,
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant;
Je croyais l'amour éternel: eh bien non.

Plus de place à présent : supprime les étoiles une à une;
Démembre le soleil et embarque la lune,
Assèche les océans, balaie les forêts
Car rien maintenant n'adviendra plus jamais.

Une autre traduction, celle de Véronique Boix, merci à elle ! (juin 2015)




Arrêter les horloges, le téléphone couper.
Empêcher le chien d'aboyer par quelque os à ronger.
Faire taire les pianos, étouffer les tambours
Pour sortir le cercueil, nos sanglots tout autour.

Que les avions qui hurlent au-dessus de nos têtes,
Ecrivent, dans le ciel, ces trois mots : Il n'Est Plus.
Au blanc cou des colombes, nouez en berne un crêpe
Et qu'on voie les agents en gants noirs dans la rue.

Il était mon Nord, mon Sud, mon levant, mon couchant,
Ma semaine de labeur, mon dimanche de paix,
Mon midi, mon minuit, ma parole et mon chant.
Et l'amour invincible : comme je me trompais !

Que m'importent les étoiles à présent : que toutes on les balaye !
Et remballez la lune ! Démontez ce soleil !
Videz les océans, arrachez les forêts !
Car plus rien, plus rien d'heureux ne m'arrivera désormais.
   


http://www.frenchpeterpan.com/article-2710914.html