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ce deuil pour les autres

Démarré par souci, 24 Juin 2015 à 07:23:38

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Monangesaveriu

Martine Souci
prends bien  soin de toi. Tu vas nous manquer .
beaucoup de force et de courage à toi.
Je t'embrasse fort et t'envoie du soleil de mon île pour éclairer ton chemin et réchauffer ton coeur et ton âme.
Gero

Méduse

Bon vent, Souci.

Tu as tant aidé les autres. Maintenant, prends bien soin de toi comme aimait à dire mon ainée.

Je t'embrasse

Méduse

piera

Souci,
Saltimbanque du forum, écorchée vive qui sous des dehors « immatures », délirants, détonants, nous livre sa sagesse, celle du rire, du délire. Oui je pense qu'on peut rire de tout, on peut délirer et être irrévérent parfois et tant pis si ça écorche un peu, on sait que c'est un rire souvent désespéré mais tellement généreux.
Je te dis simplement merci d'être, merci d'exister. 
Prends bien soin de toi
Tendrement

souci


    Merci Méduse et Piera,

    pour vos petits mots gentils !

    Oui, c'est vrai je suis fatiguée, je devrais faire ce que j'ai dit, me dorloter ...

    Et puis voilà, je ne peux m'empêcher de regarder par la lorgnette du forum, et ce soir, je me sens évidemment concernée par les histoires de Romane et Fabichon, mamans endeuillées par suicide ...

    Purée de purée de purée, ces pauvres gosses, ces pauvres parents ...
    Je vais il le faut bien me limiter dans mon implication, mais c'est trop grave, c'est trop grave ...

Méduse

Oui, il n'y a pas de fin à ce malheur !

Nora

Trop grave, oui.

Tu ne pouvais pas ne pas revenir ici ce soir.

Mais prends soin de toi.

Je t'embrasse

Nora

souci


     Je lis, désolée par les nouveaux deuils douloureusement exprimés ...

     Des mots reviennent : la crainte que la vie ne puisse "reprendre comme avant" ...
     et c'est vrai, il manque TROP à notre vie réelle ...
     On se sent mort tout en étant "encore là": paradoxe ...

     Peut-être que nous devons apprendre à vivre "entre les deux mondes" ?
     Les gens réalistes nous fuient, de toute manière, on les dérange.
     Peut-être que notre oxygène, nous le trouvons en emplissant notre vie "irréelle", ce n'est pas parce qu'elle est irréelle qu'elle n'existe pas.
     Tant pis pour les idiots qui nous croiront fous.

     Dans l'entre-deux-mondes, je n'ai pas peur.
     Il y a tout à faire et à dire, tout à inventer.
     Et les liens avec les aimés se vivent jour après jour.
     C'est toujours plus satisfaisant que la "réalité".

     Evidemment, je me trompe de compartiment pour la poudre à lessiver, j'opte consciencieusement de laisser le volant de l'auto à mon homme, les "travaux" avancent couci-couça ... je m'en fous !!! L'important, c'est l'essentiel, et l'essentiel, c'est l'important ( clin d'oeil !)

    Courage et tendresse ...
     

Eva Luna

La vie ne reprendra jamais comme avant...
une autre vie devient possible...
un pied dans  chaque monde...
sur le fil, funambule de la vie cabossée...
on chemine, pas à pas, près du précipice
et on se tricote une raison de continuer...
une poignée de soucis oranges à la main
pour distraire nos pauvres coeurs
de notre souci géant qui assombri tout.



souci


    Hihi! Oui, c'est comme ça et c'est possible d'avancer en CONFIANCE ...

    Malgré les crises de peine, de déchirements, de doutes et d'angoisses.

    Pour garder son équilibre, le funambule regarde au loin, un point rassurant.

     Et il est humblement à l'écoute de son corps ... respecte les lois de sa nature.

souci


    Moral dans les chaussettes.
    Attendre le soleil pour pouvoir se passer de chaussettes ?
    Jupette, sandalettes, galipettes ... ?
    Pff ... c'est dur, le deuil, qué merde, pourquoi il meurt des gosses, pourquoi les gens qui s'aiment ils partent pas en même temps ?
    C'est dur de rester là, alors qu'on sait qu'on guérira PAS ...
    Tout au plus on arrivera à s'endurcir assez pour supporter ...
    Il faut oublier, tout peut s'oublier, tu parles ...
    Et puis tout est au-delà des mots, alors qu'est-ce qu'il reste à faire ou à dire ? Rien.

    Bon, j'ai quand même pondu un poème, j'me d'mande bien pour qui pour quoi.
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    Pour qui le temps s'est arrêté.


    On se leurre à confondre distance et liberté.
    Je ne pourrai franchir cette grille ouvrière,
    Laisser filer l'oubli, la rage et la poussière,
    Je ne pourrai jamais choisir de tout nier.

    La liberté n'est pas un chemin sans attentes.
    Le désir ne reçoit rien, il ne se représente
    Qu' à travers le soupir de ses humbles servantes.
    Le désir ne se doit que vouloir qu'on le tente.

    Voici mes riches heures à l'ombre de mes liens ...
    Un luth varie d'humeur au trouble d'une main
    De l'eau dans un jardin verse un temps d'insolence
    En nourrissant son jet de désobéissance.

    C'est ici que le verre, un glaçon au palais,
    Tire sa transparence du filet des souhaits.
    L'eau subit son tourment, menace ses rivages,
    Obsession très sensée, retraçant les sillages

     Déjà tous fréquentés des échos d'autres âges.
     Je t'aime plus que tu ne m'aimes plus.
     Je balaie des allées sous un ciel qui voyage,
     Le regard plus au loin que jamais je n'ai pu.


     A bientôt le Mexique, Martine.


   

   
   


   

milou



    "Bon, j'ai quand même pondu un poème, j'me d'mande bien pour qui pour quoi."
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Souci,
Un poème gratuit, pour rien, comme ça, en cadeau, pour nous.

Alors un grand merci, comme ça, pour rien, en cadeau, pour toi.
Milou

piera

« Qu'est-ce qu'il reste à faire ou à dire ? »
Et bien un poème, tiens !
Et pas piqué des vers.... eh!
Merci Souci

souci


    Merci du soutien les filles c'est gentil, et la gentillesse me touche toujours beaucoup.

    Que faire de la souffrance, c'est ce que je me demande souvent ...
    Elle nous prend tant de temps, d'énergie ...

    Un peu de poésie à partager, c'est un peu comme un petit gâteau maison.

    Même si les gâteaux ne nous rendent pas nos disparus et notre joie de vivre ...
   

souci


    Aujourd'hui, je suis de mauvais poil.

    Parce que j'en ai ma claque de la lâcheté.

    Voilà, je l'ai dit: ma claque de la lâcheté.

    Faire son deuil: foutaise, ça je le dis aussi, zut.

    Désolée, je suis pas souvent d'humeur aussi abrupte.

   

souci


   La lâcheté est la liberté des gens faciles.

   Confort, modulabilité des sentiments ... facile et on s'en lave les mains.