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Mon Petit Monastère... mon paradis blanc !

Démarré par Federico, 05 Mars 2016 à 23:01:56

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Federico



Raphaël,

OUI..OUI...OUI, maintes fois, j'ai sauté le mur du cimetière sur la colline de notre village, en pleine nuit, dans l'obscurité la plus absolue, le froid, le vent d'Autan, la pluie, la neige... pour aller te rejoindre et me mettre...genoux à terre...voix implorante, tremblante, cassée...devant ta tombe...déchiré, déchiqueté, terrifié par cette indicible et innommable souffrance...tu me manques mon fils, tu me manques Raphaël !!!

Papa.
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Magi

J'ai une pensée pour toi, Frederico,
Famille explosée, couple éclaté....
Mais tu es  toujours là , toi,
Prêt à sauter le mur en pleine noirceur...

Affectueusement


Stana

C'est beau  :)

Je connais un autre magnifique petit poème: il est d'Emily Dickinson, que j'aime beaucoup. Il parle-enfin c'est ce que j'èprouve, bien que ce ne soit pas le sujet du poème-de cette douce mélancolie du deuil, particulièrement tel que je l'ai èprouvé l'hiver dernier, le cadre naturel s'y prêtait...je me permet de le partager  :-*

La lumière prend un certain penchant
Les après-midi d'hiver...
Qui oppresse comme la puissance
Des orgues de cathédrales...

C'est une blessure celeste...
Qui ne laisse pas de cicatrices
Mais un changement intérieur,
Une nouvelle signification...

Nul ne peut l'enseigner, personne...
C'est le sceau du déséspoir...
Une impériale affliction
Surgie des airs...

Quand elle vient le paysage écoute...
Les ombres retiennent leur souffle...
Quand elle s'en vas c'est comme le lointain
Sur la physionomie de la mort...

*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

Cris74

Federico
Je t'envoie toutes mes ondes positives et amicales pensees meme si on ne se connait pas pour cette traversee du desert dont tu ne vois toujours pas le bout.
Il y a des periodes dans la vie ou on cumule sans repit. J'en ai fait la triste experience de 1994 a 2004 : deuil, 3 licenciements economiques, separation, vente de la maison (tres dur), jusqu'a ce que je tombe malade. Je me suis relevee, peniblement et progressivement ma vie sans embuche a repris son cours.
La, je viens de perdre ma maman. C'est tres difficile pour moi car j'ai passe ma vie a m'occuper d'elle et son depart me fait vaciller tres fort.  Mais elle est partie a 80 ans, c'est dans l'ordre des choses. Rien de comparable avec la mort de ton fils.
C'est pour cette raison que je me retrouve sur ce forum de gens seuls, incompris, en detresse.
On se retrouve entre personnes qui s'ecoutent et se comprennent. Nul besoin d'etre dans une foule d'indifferents insensibles egoistes...
Prends soin de toi meme si je sais que ces mots ont peu de sens quand on va mal.
Cris

Stana

Je te présente toutes mes condoléances pour ta maman Cris. Un deuil est toujours très douloureux, puisque c'est par définition la perte d'un être cher, même lorsque c'est "dans l'ordre des choses". Courage  :( :-*
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

Cris74

Merci Stana
Oui meme dans l'ordre logique des choses, c'est extremement douloureux. On se sent seul, a cote de la vraie vie, des automates qui doivent avancer, s'occuper du materiel alors qu'on a qu'une envie : ne pas se sentir bouscule, prendre le temps de penser a nos defunts. Notre foutue vie nous impose un rythme debile et la, tout a coup, on n'en veut plus de ce rythme. Si on continue, on s'apercoit vite qu'on ne tient plus comme avant. Car il y a un avant et un apres, 2 mondes opposes...que seuls les endeuilles connaissent.
Je te souhaite plein de courage a toi aussi.
Cris

Federico



"- Je suis terre, moi. Je reçois soleil et pluie.
Et quand je vais à l'arbre il me fait confiance,
Il porte son feuillage et ses quatre saisons,
Et je porte, apparente et commune, la pensée qui donne à
vivre."
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Federico



RAPHAËL, TU MANQUES A MA VIE !............tout simplement...

Tout le reste ... je m'en fous et je m'en bats les couilles !!!

Ce qui est infiniment plus important... c'est la terrible réalité... une absolue tragédie... je dois vivre avec "ça" !

TU manques à ma vie... c'est absolument illimité... incommensurable... inaccessible... il est impossible de m'en sortir...

Une mise à mort programmée... je suis incurable... inguérissable !

Je vais tout faire pour les autres... par contre, je ne vais rien pouvoir faire pour moi ! Les autres pour moi ? oui... peut être !

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Stana

@ Cris: oui je vois ce que tu veux dire, il y a un "avant" et un "après" le deuil,  nous sommes nous aussi, d'une certaine façon, "de l'autre côté du miroir. Le monde continuer de tourner mais nous sommes comme en décalage...
@ Frederico: tu as raison d'extèrioriser ta détresse, ta révolte, tes émotions, des fois on a tout simplement besoin de se vider, et de savoir que quelqu'un-ou plusieurs personnes, ici, sans aucun doute^^-sont là pour nous lire, nous comprendre...j'espère que ça te fais un minimum de bien.
  Je te confirme que personnellement tu m'aide beaucoup, et je ne suis pas la seule à pouvoir dire ça, j'en suis sûre. Si nous pouvons t'aider, c'est du fond du cœur.
*Où que tu sois, ne m'oublie pas. Ici, ta voix résonnera encore et toujours. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à toi; mais c'est un monde où je ne suis pas...* (Dark Sanctuary)

Federico



Merci mes AmiEs,
Merci beaucoup,
Merci encore et toujours,
Merci... merci... merci.

Je vous embrasse.

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Federico

#280

Une lueur, un cri

de : Khalid EL Morabethi


Une lueur, un cri.
Il était une fois un homme sur un banc toujours assis
Dans un beau jardin plein de belles fleurs
Toujours la, mais son cœur, son âme, son esprit étaient ailleurs
L'homme aux yeux noirs songeait à toutes les belles choses qui l'entouraient
Il avait ce sourire même s'il était si faible et déprimé
Il pensait à sa fille Leila qui l'avait quitté
Il pensait à l'espoir qui est parti sans se soucier de ce qui peut lui arriver.

Une lueur, un appel
Il appelle sa mère qui est partie le jour de sa naissance
L'homme, le vieillard appelle ses espérances
Dans un monde infernal, il est demeuré seul
Un appel à la belle vie qui est partie très loin de son univers froid
La nuit, il a pris l'habitude de se diriger vers l'oubli et jusqu'à l'ivresse il boit.

Un hurlement, un rêve
L'esprit de l'enfant attendait le retour de ses parents
Il voulait être content
Il attendait juste leurs amours
Mais elles sont parties  pour toujours
Un départ sans retour.

Une lueur, un cri
L'homme sur un banc toujours assis
Il se demandait, pourquoi les fantômes du mal ont hantés sa vie ?
Pourquoi sa vie dans une tempête avait  sombré ?
Pourquoi son corps dans cette petite cage sans porte a été enfermé ?

Des lames de sang et des appels
Après la prière, il appelle son unique ciel
Son unique appui, sa seule raison, sa vie
Dieu ... l'amour, le bonheur et le fidèle ami
Dieu... Qui n'abandonne personne
Qui pardonne.

Une douce mélodie
Une voix charmante d'une ravissante sirène à l'intérieur du paradis
Son parfum flottait dans l'air
Elle lance son rayon et le côté ténébreux s'éclaire
Sa voix audacieuse a apporté le printemps à une terre qui souffrait dans l'obscurité
A l'intérieur du paradis près de l'arbre interdit, elle chantait.

Une lueur, un cri
La nuit, à la maison les cierges s'allument
Le sage prend enfin sa plume
Il revient avec sa mémoire en arrière
Ecrivant son enfance et la rivière
Ou tous ses rêves étaient noyés
Noyés.

La lune, le soir, un sourire, des yeux fermés
C'était lui et moi
Un hôpital, une chambre blanche et un lit
Il ouvrit ses yeux et il m'a souri
C'était son dernier silence
C'était ma dernière mélodie silencieuse.
[/b]
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Federico



Une mélodie silencieuse

de : Khalid EL Morabethi


Une mélodie silencieuse
Une voie faible devient de plus en plus courageuse
Des images déchirées, brûlées, racontent un conte
Les mots dramatiques chantent
Une musique enivrante
rêves-tu encore ? rêves-tu de ton trésor ?
Le trouver, c'est ton devoir, ton sort...
UNe meLODie SiLeNCieUSe
Une force, une flamme, un éclat
Pourras-tu entendre ton coeur qui bat ?
vois-tu cette main douce et sereine ?
Une main froide qui veut tenir la tienne...
entends-tu le bruit de la pluie ?
Sens-tu le froid de la neige ?
Cette fantasmagorie, la vivrais-je ?
Oui mais, qui suis-je ?
Je suis le temps qui a décidé de revenir
Je suis la chanson qui te laisse courir
Je suis un citoyen, un passant, un mendiant
Je suis quelqu'un qui n'existe pas
Peut-être un événement qui ne s'est pas encore passé
Je suis une porte qui n'a jamais été fermée...
Je suis un micro noir
Je suis une voix qui a cessé d'entendre et de s'asseoir
m'entendez-vous ? Je suis la voix de la gloire.
UNe meLODie SiLeNCieUSe
Le visage de la lune est en face de moi
Être un coureur heureux, c'est un choix,
Le choix de changer l'ordre établi
J'ai fait une promesse,
je commencerai à partir de cette nuit bénie
Tranquillement, je dors en sachant
que demain le soleil brillera
et que le parfum de la joie m'embaumera...
La lueur de l'espoir supprimera le désarroi.
UNe meLODie SiLeNCieUSe
Une voix faible devient de plus en plus courageuse
Je sais que je suis pauvre, une personne faible
Je sais qu'il y a des riches, des puissants,
des opportunistes et des manipulateurs
qui essaient de nous tuer avec leurs regards pervers
mais... ne soyez pas si fiers
Un jour tout le monde retournera à la poussière.
eNTeNDez-vOUS CeTTe meLODie SiLeNCieUSe ?
qu'avez vous choisi ? La mort ou la vie ?
Demain, il sera trop tard
Pour choisir entre la lumière et le noir.
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

kompong speu

Jolie lecture au cœur de cette nuit d'insomnie merci

Cinderella

J'ai beaucoup aimé la lecture de la retranscription des 2 textes de cette nuit.

Merci Frederico  :)
" Les étoiles ne sont peut-être pas des étoiles...mais plutôt des ouvertures dans le ciel...d'où l'amour de nos disparus se déverse et nous illumine, pour nous faire savoir qu'ils sont heureux. "

« Le rêve est l'aquarium de la nuit. » Victor Hugo

Federico

#284
 
;) merci Cinderella, Kompong speu et Stana...  :)

Je vous remercie parce que souvent vous m'encourager à chercher et surtout à partager avec vous des poèmes et des textes d'auteurs anonymes ou méconnus que j'apprécie dès la première lecture...
Je pense à vous et j'aime les partager avec vous...
Les grands auteurs et les grands classiques... vous connaissez... pas besoin de moi !
Donc, encore une fois "merci" cela me fait plaisir de découvrir, partager et d'avoir parfois un retour positif !

Bon "wiwi" ...

Federico

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Amour,

de : Marcia Marquez


ma conscience de toi

est vague

comme mon lieu noir comme mon temps tu

septembre est encore ici :

Tu es encore

ce
vertige
de la parole
cette peur
de
la parole

cet amour de la
beauté de la
parole
toi

cette chose

tu es

ce
qui me donne un mouvement circulaire qui donne à son tour cette parole encore un peu envahie une peau encore un peu envahie par la parole de moi & de toi encore cette face marquée pleine de graines de parole vaine encore cette parole: encore cette main mienne rapide élémentaire détachée du vrai encore ma parole de plâtre mimétique encore ça comme ça :

tu es dans moi

mais ta peau
  - cette peau-là
elle est marquée
trop marquée
montre-moi
l'autre
- l'autre peau
le masque lisse
oui,
celui-là

j'aime
à renaître

à ton passage

à reconnaître ton corps

au passage hasardeux
de ma ligne
lacunaire.

( J'aime cette ligne )

Nous avons

nous avons vu
cet horizon nu
spectaculaire
-ment
pessimiste
mais avons vu

quelque chose
nous avons
tu quelque chose

nous
un peu
dénoués

d'ombres :
ces temps étranges

nous 
avons

vu
des choses étranges
ces lettres non
finies

mais j'aimais ça : je t'ai lu sur cette ligne

mais

crue
& désirée
je voulais

à mon tour

jouer à

la vérité de la marche:

et aimer

cette lacune
cette chute
humaine

et finir par finir

la ligne imprécise

& lacunaire

(j'aimais l'étrangeté tienne)

aimant

l'étrangeté

je suis

tombée

dans cette rareté

dans cette ligne

étrange. des. gens. heureux

si rare
Où es-tu ?

Où est-elle ?

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- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !