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En décalage

Démarré par Alexandra, 19 Décembre 2016 à 11:31:15

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lisa

Toutes mes pensées, Alexandra.

Alexandra

https://www.youtube.com/watch?v=Qtb11P1FWnc
No I don't, no I don't, no I don't
Want anybody else but you
Je t'aime mon Tom

Merci Ephémère, merci Lisa

*Ephémère*


No,
No.
We do not want anybody else but our love.....
*Ephémère*

       Tu es là d ans ma peau comme un coup de couteau.

Alexandra

Message personnel



Tu me manques mon Tom

*Ephémère*

Alexandra,
Que la nuit qui a rallumé le feu dans la cheminée, t'apporte enfin, le repos.
La tête sur l'oreiller, sans la pluie salée, ni les tourments.
Que ta nuit soit douce.
*Ephémère*

       Tu es là d ans ma peau comme un coup de couteau.

Mononoké

Bonjour Alexandra,

J'espère que tu vas pouvoir retrouver des nuits de repos, nous avons tellement besoin de ce sommeil réparateur. Je e sais pas si tu as lu le livre du dr Fauré mais il parle de ce besoin d'affection dont on peut avoir besoin durant un deuil, il n'y a pas de mal à cela.
Et si tu réussis à chasser ces peurs, ce serait superbe, on a assez à faire avec notre chagrin
je t'embrasse
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

Alexandra

8 mois mon amour, qu'est-ce que c'est long et qu'est-ce que c'est proche à la fois... Et voilà, un mois de plus sans toi. Un mois pour vaincre la colère pour la première fois, pour ne plus t'en vouloir de ton déni, pour ne plus m'en vouloir de t'avoir laissé faire. Un mois pour découvrir le chagrin sans fond qui se cachait derrière la colère, le chagrin que tu ne puisses plus vivre, le chagrin de ne pas savoir ce que je fais là sans toi.

Et toujours comme tous ces mois depuis ta mort, revivre tes dernières heures. Cet après-midi là où tes parents avaient décidé de partir. Je m'entends encore te dire que nous allons être tous les deux pour les jours qui viennent mais que je serai avec toi à chaque seconde où je pourrai. Je nous entends encore nous disputer parce que tu ne peux plus manger et que ça m'inquiète. Et puis tu n'as plus la force, tu y penses déjà depuis plusieurs jours à cette intubation, t'endormir pour ne plus souffrir et te réveiller quand ça ira mieux. Alors tu me demandes d'aller voir les infirmiers et le médecin qui nous laissent quelques minutes, les dernières parce que tu ne te réveilleras pas. Les minutes les plus longues de ma vie mon amour, je te répète en boucle que je t'aime et la seconde d'après on s'engueule parce qu'on a tellement la trouille de ce qui arrive, parce que tu ne sais pas combien de temps tu vas être intubé et que je ne peux pas te répondre. Tu me dis que tu as peur de mourir, je vois encore cette peur immense dans tes yeux, j'ai tellement peur de ce que je vais te répondre. Alors je dis n'importe quoi, je te dis que ce n'est pas pour ce soir, que ce ne sera pas avant dans 30 ou 40 ans. Mais c'est faux, toi et moi on le sait bien, on s'accroche à ce qu'il nous reste de déni.

Ce soir là déjà tu as failli mourir pendant l'intubation. Tu as tenu quelques heures de plus, un après-midi où j'ai pu venir te voir et te parler alors que tu ne m'entendais pas. Cet après-midi là, je t'ai dit que si tu n'avais plus la force j'étais prête mais que si tu pouvais encore il fallait te battre. Je t'ai menti là encore mon amour, je n'étais pas prête, je ne serai jamais prête à une vie sans toi. Je n'étais pas prête quand le téléphone a sonné le lendemain. L'interne avait déjà appelé le matin pour donner de tes nouvelles, alors j'ai compris tout de suite. Non, non, non, non, pas ça. Et j'ai décroché pour entendre qu'il fallait venir et je savais que ce serait trop tard. Regarder la route dans la voiture, cette montée où tu adorais accélérer comme un dingue et penser que tu ne la prendras plus jamais. Rappeler à l'hôpital pour savoir si tu es encore là et apprendre qu'ils ont appelé tout à l'heure parce que tu avais fait un arrêt cardiaque. Sortir en courant de la voiture pour arriver trop tard. L'interne me dit que tu es "décédé depuis 10 minutes". Je regarde la pendule dans la salle, il est 14h20. Tu es mort à 14h10 et je n'étais pas là.

J'ai allumé une bougie pour toi depuis ce matin mon amour. Je me suis dépêchée d'arriver au travail pour arriver dans mon bureau avant 14h10, pour pleurer mon 8ème mois à 14h10 sans toi. Pour pleurer ce 8ème mois à 14h10 où tu ne vois pas le soleil qui brille dehors. Pleurer nos deux vies brisées, encore une fois. Je t'aime tellement mon amour, je n'en peux plus de ton absence. 8 mois sur les 60 années qu'il reste encore sans toi, je t'aime et ça ne sert plus à rien.

nounouto

Comme je te comprends Alexandra moi je lui souffler l oreille de partir que tout irait bien pour moi je ne voulais plus qui il souffre. Il est mort cette nuit la
Moi aussi je lui ai menti car je me sens terriblement seule sans lui perdue .
Sa mort me semble loin et si proche 4 mois.
courage Alexandra je sais difficile

Alexandra

Je t'envoie un peu de chaleur Nounouto, oui c'est difficile. Mais pour la première fois je suis triste, immensément triste mais plus en colère. C'est une bien maigre victoire et elle a un goût amer, mais c'est quand même une victoire. Tu as pu aller au café deuil?

Mononoké

Alexandra, Nounoute,
Le laisser partir alors que c'est exactement le contraire que nous souhaitons est un si beau cadeau,
tendres pensées pour vous
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

Alexandra

Encore une nuit de larmes sans beaucoup de sommeil... Il a fallu il y a quelques mois fournir une liste de pièces justificatives longues comme le bras pour recevoir je ne sais même pas quelle somme de l'assurance vie. C'est confidentiel il parait, mais c'est moi la bénéficiaire, on pourrait peut-être me mettre dans la confidence non? Prouver qu'on a bien vécu ensemble, prouver que Tom est bien mort de "mort naturelle" (saloperie de cancer, c'est tout sauf naturel!), prouver qu'il est bien mort avec toute cette paperasse avec la date et l'heure du décès... Et voilà que ça recommence, 8 mois après il manque des papiers et il faut recommencer. J'ai presque envie d'abandonner pour ne pas avoir à me replonger dans tout ça, j'ai juste besoin qu'on me laisse être triste sans avoir à me justifier. Je suis fatiguée de tout ça, fatiguée de la douleur physique qui me coupe les jambes, j'en peux plus de mon corps qui crève de ton absence mon amour. Je veux juste que ça s'arrête... Juste que tu me prennes dans tes bras, que tu m'embrasses, que tu m'aimes. Le reste je m'en fous.

Mabrugayo

Oh Alexandra, comme ce que tu dis me parle... Voilà bientôt 9 mois que Bruno m'a laissé. Brutalement, sans prévenir. J'ai été dans la colère, contre lui, contre moi....
Ephémère, tu dis :
"Il m'est arrivé, tant j'avais mal, de me dire que peut-être, si je l'avais moins aimé, ma douleur aurait été moins violente.
Et parfois même, je l'avoue, il m'est arrivé, pour un court instant, de penser que si je ne l'avais pas connu,  je n'aurais pas eu à affronter cet impensable qui me faisait gémir comme un vieux chien malade."

c'est tellement vrai... On me dit que j'ai connu au moins cela : le bonheur avec lui... Mais qu'est-ce qui est pire ? Ne pas avoir connu ce bonheur ou qu'il me soit arraché si brutalement, en quelques heures ?

Je viens de découvrir ce forum, que j'arpente aujourd'hui au lieu de travailler. Il me fait du bien car on y parle vrai.

Mononoké

#57
Alexandra,
Comme tout l'administratif est épuisant, comme les personnes que nous sommes amené(e)s à côtoyer peuvent nous sembler inhumains!! Pour ma part les banquiers ont été les pires!!!!
Je voudrais tant réussir à alléger ta peine, à t'offrir un peu de répit, ce que nous vivons est si douloureux, si impensable.
Je t'embrasse bien fort

"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

Pandor

Citation de: Mabrugayo le 14 Mars 2017 à 16:39:09
Oh Alexandra, comme ce que tu dis me parle... Voilà bientôt 9 mois que Bruno m'a laissé. Brutalement, sans prévenir. J'ai été dans la colère, contre lui, contre moi....
Ephémère, tu dis :
"Il m'est arrivé, tant j'avais mal, de me dire que peut-être, si je l'avais moins aimé, ma douleur aurait été moins violente.
Et parfois même, je l'avoue, il m'est arrivé, pour un court instant, de penser que si je ne l'avais pas connu,  je n'aurais pas eu à affronter cet impensable qui me faisait gémir comme un vieux chien malade."

c'est tellement vrai... On me dit que j'ai connu au moins cela : le bonheur avec lui... Mais qu'est-ce qui est pire ? Ne pas avoir connu ce bonheur ou qu'il me soit arraché si brutalement, en quelques heures ?

Je viens de découvrir ce forum, que j'arpente aujourd'hui au lieu de travailler. Il me fait du bien car on y parle vrai.

Je suis exactement dans le même questionnement...

Remercier pour avoir connu
En vouloir pour avoir perdu

La perte du connu est t-elle pire que l'inconnu, allez savoir...

Courage à tous (toutes).
Vivre pour eux ou mourir pour moi ?

Alexandra

Cette dualité, cette ambivalence est partout je crois. Continuer de l'aimer ou être en colère de l'avoir perdu? Avoir besoin d'aide ou refuser les conseils, même maladroits? Être vivante alors que je me sens morte? Toujours ces questions sans réponse, cette sensation d'être en décalage du monde et même de celle que j'étais... Il ne reste plus semble-t-il qu'à accepter de ne pas avoir de réponses... Ou à choisir la réponse parfois. Je veux choisir l'amour pas la colère, même si la colère me semble plus supportable que d'aimer un souvenir.

Je t'embrasse aussi Mononoké, je t'envoie quelques forces Pandor et je glandouille avec toi au lieu de travailler Mabrugayao...

Et toi mon amour, je t'aime.