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Démarré par Federico, 26 Avril 2017 à 15:12:52

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Federico


Souvenir


J'espérais bien pleurer, mais je croyais souffrir
En osant te revoir, place à jamais sacrée,
O la plus chère tombe et la plus ignorée
Où dorme un souvenir !

Que redoutiez-vous donc de cette solitude,
Et pourquoi, mes amis, me preniez-vous la main,
Alors qu'une si douce et si vieille habitude
Me montrait ce chemin ?

Les voilà, ces coteaux, ces bruyères fleuries,
Et ces pas argentins sur le sable muet,
Ces sentiers amoureux, remplis de causeries,
Où son bras m'enlaçait.

Les voilà, ces sapins à la sombre verdure,
Cette gorge profonde aux nonchalants détours,
Ces sauvages amis, dont l'antique murmure
A bercé mes beaux jours.

Les voilà, ces buissons où toute ma jeunesse,
Comme un essaim d'oiseaux, chante au bruit de mes pas.
Lieux charmants, beau désert où passa ma maîtresse,
Ne m'attendiez-vous pas ?

Ah ! laissez-les couler, elles me sont bien chères,
Ces larmes que soulève un coeur encor blessé !
Ne les essuyez pas, laissez sur mes paupières
Ce voile du passé !

Je ne viens point jeter un regret inutile
Dans l'écho de ces bois témoins de mon bonheur.
Fière est cette forêt dans sa beauté tranquille,
Et fier aussi mon coeur.

Que celui-là se livre à des plaintes amères,
Qui s'agenouille et prie au tombeau d'un ami.
Tout respire en ces lieux ; les fleurs des cimetières
Ne poussent point ici.

Voyez ! la lune monte à travers ces ombrages.
Ton regard tremble encor, belle reine des nuits ;
Mais du sombre horizon déjà tu te dégages,
Et tu t'épanouis.

Ainsi de cette terre, humide encor de pluie,
Sortent, sous tes rayons, tous les parfums du jour :
Aussi calme, aussi pur, de mon âme attendrie
Sort mon ancien amour.

Que sont-ils devenus, les chagrins de ma vie ?
Tout ce qui m'a fait vieux est bien loin maintenant ;
Et rien qu'en regardant cette vallée amie
Je redeviens enfant.

O puissance du temps ! ô légères années !
Vous emportez nos pleurs, nos cris et nos regrets ;
Mais la pitié vous prend, et sur nos fleurs fanées
Vous ne marchez jamais.

Tout mon coeur te bénit, bonté consolatrice !
Je n'aurais jamais cru que l'on pût tant souffrir
D'une telle blessure, et que sa cicatrice
Fût si douce à sentir.

Loin de moi les vains mots, les frivoles pensées,
Des vulgaires douleurs linceul accoutumé,
Que viennent étaler sur leurs amours passées
Ceux qui n'ont point aimé !

Dante, pourquoi dis-tu qu'il n'est pire misère
Qu'un souvenir heureux dans les jours de douleur ?
Quel chagrin t'a dicté cette parole amère,
Cette offense au malheur ?

En est-il donc moins vrai que la lumière existe,
Et faut-il l'oublier du moment qu'il fait nuit ?
Est-ce bien toi, grande âme immortellement triste,
Est-ce toi qui l'as dit ?

Non, par ce pur flambeau dont la splendeur m'éclaire,
Ce blasphème vanté ne vient pas de ton coeur.
Un souvenir heureux est peut-être sur terre
Plus vrai que le bonheur.

Eh quoi ! l'infortuné qui trouve une étincelle
Dans la cendre brûlante où dorment ses ennuis,
Qui saisit cette flamme et qui fixe sur elle
Ses regards éblouis ;

Dans ce passé perdu quand son âme se noie,
Sur ce miroir brisé lorsqu'il rêve en pleurant,
Tu lui dis qu'il se trompe, et que sa faible joie
N'est qu'un affreux tourment !

Et c'est à ta Françoise, à ton ange de gloire,
Que tu pouvais donner ces mots à prononcer,
Elle qui s'interrompt, pour conter son histoire,
D'un éternel baiser !

Qu'est-ce donc, juste Dieu, que la pensée humaine,
Et qui pourra jamais aimer la vérité,
S'il n'est joie ou douleur si juste et si certaine
Dont quelqu'un n'ait douté ?

Comment vivez-vous donc, étranges créatures ?
Vous riez, vous chantez, vous marchez à grands pas ;
Le ciel et sa beauté, le monde et ses souillures
Ne vous dérangent pas ;

Mais, lorsque par hasard le destin vous ramène
Vers quelque monument d'un amour oublié,
Ce caillou vous arrête, et cela vous fait peine
Qu'il vous heurte le pied.

Et vous criez alors que la vie est un songe ;
Vous vous tordez les bras comme en vous réveillant,
Et vous trouvez fâcheux qu'un si joyeux mensonge
Ne dure qu'un instant.

Malheureux ! cet instant où votre âme engourdie
A secoué les fers qu'elle traîne ici-bas,
Ce fugitif instant fut toute votre vie ;
Ne le regrettez pas !

Regrettez la torpeur qui vous cloue à la terre,
Vos agitations dans la fange et le sang,
Vos nuits sans espérance et vos jours sans lumière :
C'est là qu'est le néant !

Mais que vous revient-il de vos froides doctrines ?
Que demandent au ciel ces regrets inconstants
Que vous allez semant sur vos propres ruines,
A chaque pas du Temps ?

Oui, sans doute, tout meurt ; ce monde est un grand rêve,
Et le peu de bonheur qui nous vient en chemin,
Nous n'avons pas plus tôt ce roseau dans la main,
Que le vent nous l'enlève.

Oui, les premiers baisers, oui, les premiers serments
Que deux êtres mortels échangèrent sur terre,
Ce fut au pied d'un arbre effeuillé par les vents,
Sur un roc en poussière.

Ils prirent à témoin de leur joie éphémère
Un ciel toujours voilé qui change à tout moment,
Et des astres sans nom que leur propre lumière
Dévore incessamment.

Tout mourait autour d'eux, l'oiseau dans le feuillage,
La fleur entre leurs mains, l'insecte sous leurs pieds,
La source desséchée où vacillait l'image
De leurs traits oubliés ;

Et sur tous ces débris joignant leurs mains d'argile,
Etourdis des éclairs d'un instant de plaisir,
Ils croyaient échapper à cet être immobile

Qui regarde mourir !
Insensés ! dit le sage. Heureux dit le poète.
Et quels tristes amours as-tu donc dans le coeur,
Si le bruit du torrent te trouble et t'inquiète,
Si le vent te fait peur?

J'ai vu sous le soleil tomber bien d'autres choses
Que les feuilles des bois et l'écume des eaux,
Bien d'autres s'en aller que le parfum des roses
Et le chant des oiseaux.

Mes yeux ont contemplé des objets plus funèbres
Que Juliette morte au fond de son tombeau,
Plus affreux que le toast à l'ange des ténèbres
Porté par Roméo.

J'ai vu ma seule amie, à jamais la plus chère,
Devenue elle-même un sépulcre blanchi,
Une tombe vivante où flottait la poussière
De notre mort chéri,

De notre pauvre amour, que, dans la nuit profonde,
Nous avions sur nos coeurs si doucement bercé !
C'était plus qu'une vie, hélas ! c'était un monde
Qui s'était effacé !

Oui, jeune et belle encor, plus belle, osait-on dire,
Je l'ai vue, et ses yeux brillaient comme autrefois.
Ses lèvres s'entr'ouvraient, et c'était un sourire,
Et c'était une voix ;

Mais non plus cette voix, non plus ce doux langage,
Ces regards adorés dans les miens confondus ;
Mon coeur, encor plein d'elle, errait sur son visage,
Et ne la trouvait plus.

Et pourtant j'aurais pu marcher alors vers elle,
Entourer de mes bras ce sein vide et glacé,
Et j'aurais pu crier : » Qu'as-tu fait, infidèle,
Qu'as-tu fait du passé? »

Mais non : il me semblait qu'une femme inconnue
Avait pris par hasard cette voix et ces yeux ;
Et je laissai passer cette froide statue
En regardant les cieux.

Eh bien ! ce fut sans doute une horrible misère
Que ce riant adieu d'un être inanimé.
Eh bien ! qu'importe encore ? O nature! ô ma mère !
En ai-je moins aimé?

La foudre maintenant peut tomber sur ma tête :
Jamais ce souvenir ne peut m'être arraché !
Comme le matelot brisé par la tempête,
Je m'y tiens attaché.

Je ne veux rien savoir, ni si les champs fleurissent;
Ni ce qu'il adviendra du simulacre humain,
Ni si ces vastes cieux éclaireront demain
Ce qu'ils ensevelissent.

Je me dis seulement : » À cette heure, en ce lieu,
Un jour, je fus aimé, j'aimais, elle était belle. »
J'enfouis ce trésor dans mon âme immortelle,
Et je l'emporte à Dieu !

Alfred de Musset, Poésies nouvelles
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

souci


    AIMER ...
   au-delà les obstacles ...
   parfois nous désespère ...
   parfois nous récupère ...
   Le réel et l'impossible se mélangent parfois ...
   Vivre comme mort-sur-pattes ...
   Dépression, exaltation, "raisonnable" c'est quoi quand la vie nous gratifie de l'inacceptable ? Du mensonge ...
   Je veux la joie au noyau de glace,
   je veux le chagrin au noyau de feu ...
   je veux pleurer d'Amour et rire d'absurdités ...
   https://www.youtube.com/watch?v=vWFVZMEP5iM

souci


    Pour survivre ...
    Faudrait-il devenir amoureusement athée ?
    Apprend-t-on à vivre ou à mourir d'Amour ?

    Qu'est-ce qui a tué notre Amy ...
    Le grand méchant Amour ...
    Le terrible Duende ... pur et dur ! Blessure écartelée !
    A ne pas confondre avec les "variétés" ...
    https://www.youtube.com/watch?v=EG27LNNLBKo

Federico



.....

.....

Ma belle, il nous faut voir fleurir

La rose blanche de ton lait.

Ma belle, il faut vite être mère,

Fais un enfant à mon image...

VIII

J'ai eu longtemps un visage inutile,

Mais maintenant

J'ai un visage pour être aimé,

J'ai un visage pour être heureux.

IX

Il me faut une amoureuse,

Une vierge amoureuse,

Une vierge à la robe légère.

X

Je rêve de toutes les belles

Qui se promènent dans la nuit,

Très calmes,

Avec la lune qui voyage.

XI

Toute la fleur des fruits éclaire mon jardin,

Les arbres de beauté et les arbres fruitiers.

Et je travaille et je suis seul dans mon jardin.

Et le soleil brûle en feu sombre sur mes mains.

Paul Eluard


Posté par ami entends tu - Poètes résistants -
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

souci


    Mais pour celles qui trouveront pas de prince charmant ...

    Titre : Madrigal triste
Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Les fleurs du mal (1857).

I

Que m'importe que tu sois sage ?
Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L'orage rajeunit les fleurs.

Je t'aime surtout quand la joie
S'enfuit de ton front terrassé ;
Quand ton cœur dans l'horreur se noie ;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.

Je t'aime quand ton grand œil verse
Une eau chaude comme le sang ;
Quand, malgré ma main qui te berce,
Ton angoisse, trop lourde, perce
Comme un râle d'agonisant.

J'aspire, volupté divine !
Hymne profond, délicieux !
Tous les sanglots de ta poitrine,
Et crois que ton cœur s'illumine
Des perles que versent tes yeux !

II

Je sais que ton cœur, qui regorge
De vieux amours déracinés,
Flamboie encor comme une forge,
Et que tu couves sous ta gorge
Un peu de l'orgueil des damnés ;

Mais tant, ma chère, que tes rêves
N'auront pas reflété l'Enfer,
Et qu'en un cauchemar sans trêves,
Songeant de poisons et de glaives,
Éprise de poudre et de fer,

N'ouvrant à chacun qu'avec crainte,
Déchiffrant le malheur partout,
Te convulsant quand l'heure tinte,
Tu n'auras pas senti l'étreinte
De l'irrésistible Dégoût,

Tu ne pourras, esclave reine
Qui ne m'aimes qu'avec effroi,
Dans l'horreur de la nuit malsaine,
Me dire, l'âme de cris pleine :
" Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "


   ^^^^^^^^^^^^^^^^^^  Charles Baudelaire.


Federico


https://www.youtube.com/watch?v=Z2OawuAcIF4

- Au Petit Monastère... paradis blanc où il neige tant de sentiments. (Elia)

- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer (Federico)

- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois croire, penser ou faire ? Personne ! (Federico)

- J'aime les âmes sensibles sans domicile fixe. (Federico)


- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

élia



Un piano joue dans ma tête,
la même mélodie,
elle tourne, tourne,
de petits grésillements la rejoignent,
Ils valsent ensemble,
m'entraînent,
je ferme les yeux
dans l'obscurité
j'arrive à imaginer
sa Silhouette
elle tourne avec moi
je me sens si bien
mes pas
attachés à mon corps
marquent une pulsation
elle se répètent, se troublent
son cœur
je le sens
je ne veux pas le perdre
la pulsation ralentit
le mouvement la suit
tout s'entremêlent
le rythme suffoque
je ne veux pas
mes oreilles laissent filer l'harmonie
plus de son
figée
je n'ose plus bouger
une sensation humide sur les joues roulent
mes yeux pleurent
je ne veux plus ouvrir les yeux
il n'y a plus rien
je sais ce qu'il se dessine derrière mes paupières
Mon image
une image vide
les objets qui m'entourent
ont perdu leur substance
le silence
l'espace le temps qui mentent
et les autres
qui piaillent
gesticulent
avec leur grosse tête toute déformée
leur parole en l'air
la plus part du temps
blessante
légère car en l'air
une boucle

je retrouve ma chambre que j'avais quittée pour retrouver un monde délaissé depuis qu'il nous a quitté
je ne crois plus en rien
le monde, dehors
c'est moche, plus rien n'a se sens
c'est une évidence, tout est évidence
rien n'existe, construction mentale
mes pleurs n'existent pas
ma peur de mourir alors que mes enfants dorment dans leur chambre
mes douleurs, mes faux sourires
mes pieds déformés
la voisine qui parle tant
ce chien qui hurle dans la nuit
cette lune qui change de forme
ce formateur qui cite Nietzche
cette fille qui se plaint de ne pas avoir de copine
ces contrats aidés qui nous enchaînent
ce clavier qui claque
cette bouteille avec un bec verseur
ce mouchoir humide
cette petite lumière au fond du couloir
..................

Federico



élia,

incomparable... inégalable, tu es !

Douceur & tendresse.

Amitiés... "Princesse"
Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Federico

#113
"L' Amour consiste à pouvoir être bêtes ensemble." Paul Valéry

Amour ? au sens bagatelle ?
Bêtes ? au sens animal ou au sens ânerie, sottise, couillonnade, turlupinade ?

Assez parler !

Qui veut bien être la belle aujourd'hui avec moi ? je serais la bête ...

Amoureusement vôtre...

Romantique avec toi ! https://www.youtube.com/watch?v=lncyxDJEdGY... Alain Delorme

Vôtre Federico... L' amoureux sans Amour ...

PS : cette fois ci ... ne vous dégonflez pas... j'attends des réponses... svp, merci !... please, thank you !... por favor, gracias !

Je t'aime mon Amour... I love you... te quiero amor !
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

souci


Federico



Il y a quelque chose d'impudique et d'indiscret dans les mots...
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

Federico

#116
Citation de: Federico le 16 Novembre 2017 à 06:57:16


Il y a quelque chose d'impudique et d'indiscret dans les mots...

Mais bon... si c'est pour aller vers plus de franchise, d'honnêteté et de sincérité !... nous sommes excusables !

Le silence est plus romantique... plus mystérieux !

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

souci


    Encore une belle chanson ...
    Platonique plasticité de l'art ou
    plébiscite des sens ...

    Flûte, t'es pas au dodo, souci ?
    Encore une berceuse ...
    https://www.youtube.com/watch?v=Ch8hJRUBlqA

Nora


Federico


Oui, souci... en effet, une très belle chanson...

Romantissiiiiiiiiiiiiiiiiiiime ! tu es...

Amoureusement vôtre... Parlons un peu d'Amour ... platonique !

Réel ? irréel ?... seul le temps le dira !

Julien Doré... Sublime & Silence... https://www.youtube.com/watch?v=I38ea3GoHXQ

Bon OUIKINDE  ;)

Federico
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !