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ce deuil pour les autres

Démarré par souci, 24 Juin 2015 à 07:23:38

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souci


    Merci Mamonopède,

    En fait, c'est un melting-pot, en feuilletant mes carnets, d'extraits que j'ai reliés au gré des sentiments du jour du jour ... et ça donne aut'chose, voili voilà ...

    Quand on sait se débrouiller avec ce qu'on fait, c'est le pied !
    J'ai trouvé une petite robe à 4 sous pour me faire jolie à Noël, fond bordeaux, motif de feuilles gris et écru, un peu timide, mais dans mon bazar à cousette, plein de "bonnes affaires" et de récup', j'ai trouvé du ruban de velours bois de rose, afin de dynamiser le schmilblick par un jeu structuré.
    Mais bon, les délais m' insupportent maintenant, et si ladite tenue n'est prête que pour le N-An ou d'ici les rois, ma foi, pouêt pouêt ...
    Pour moi désormais, le matériel n'est bon qu'à servir l'esprit et l'affectif, et PAS TOUCHE à "ça" ...
    Ces endeuillés, des vrais feignants à la Macron ...
    A plus,  ;) M.
   
   

Mononoké

Et je suis sûre que tu seras la plus belle à Noël ou au jour de l'an ou.. au printemps   ;)

Endeuillés feignants, sûrement  mais fiers de l'être  ;D

Bonne couture Martine
"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

souci


     Ffffff ...
     Selon les physiciens, le temps est une illusion.
     Faut pas demander alors à quel point notre condition humaine nous prépare à nous retrouver tapés-tarés.
     Bon, et l'infini, maintenant, vlà co aut'chôse.
     Il y aurait l'infiniment grand et l'infiniment petit.
     Et selon Pascal, pas mon frère, l'autre, Blaise de son prénom, l'Homme serait placé juste au milieu, purée, rebuvons un coup.
     Purée j'ai pas fait d'études, mais comment l'infini pourrait avoir un milieu, alors qu'il n'a ni queue ni tête ?
     Ouf, Titine, te vlà embarquée, et tu penses à Noël qui t'indiffère, au Nouvel-an indifférent qui change le chiffre 2013, 2013, 2013 ... l'année de notre tragédie ... notre arrêt ... notre Big crunch ...
    "La signification des tragédies s'explique le plus facilement par le paradoxe" (Hölderlin) Bienvenue au club. Santé, c'est ma tournée.
    De jus de pamplemousse, bien sûr, pas la peine d'empirer les choses.

    Faisons de notre mieux, voilà.

    Tranquilles, un peu fous bien sûr, normal, la vie est incompréhensible.
    Bien patatement vôtre, Titine.

souci


      "Toujours, toujours, toujours,
        Jardin de mon agonie,
        Ton corps fugitif pour toujours ..." (F. G. Lorca)

      Un seul printemps pour toujours,
      Une seule vérité pour toujours,
      Que fais-je au bord du chemin,
      Du printemps-stop ?
      De la vie-pause ?
      Reviendras-tu par ici,
      Printemps de ma vérité,
      Printemps de mon Amour ?
      Se peut-il que je retienne
      Tes notes de fond et de cœur ?
      M.

     

souci

#979
  (J-L Dabadie, extraits de "Lettre à France"
      interprétée par M.Polnareff.)


  " Je suis à des années de toi
     C'est ça être là-bas
     La différence
     C'est ce silence parfois au fond de moi"

    "Depuis que je suis loin de toi,
      je suis comme loin de moi,
      je pense à toi tout bas"

     "Il était une fois
       toi et moi
       N'oublie jamais ça
       Toi et moi"

  Je reste sereinement révoltée,
  oui, ça existe, la révolution sereine ...
  Je protège farouchement le plus essentiel ...
   rien d'autre n'a d'importance ...
  Si, être utile encore un peu.
  Aimer encore, Aimer jusqu'au bout. Le prouver, l'éprouver.

   Doucement vôtre, M.
   

souci


    Blues de fin d'année,
    chagrin fatigué,
    battu par les vents, engourdi aux soleils,
    palpitant encore, sensible toujours,
    qui mourra avec moi,
    mais seulement pour moi.
    La paille me parle, taisez-vous, paillettes ...

   

Mononoké

"Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option". B. Marley

"Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas." Gandhi

souci

    C'est vrai quoi, il y a encore des couleurs,
    des trucs qui nous font marrer,
    des trucs qui nous font rêver,
    et le vibrato de nos sentiments,
    tous nos sentiments,
    ce je-ne-sais-quoi de mélange,
    de jamais simpliste,
    de pluriel ...
    Parce que notre petit disparu est toujours à l'unisson de notre Amour ...
    Parce que notre peine est à l'unisson de toutes les humbles tristesses qui murmurent dans la matière ... comme si la beauté était le secret révélé de l'Amour qui refuse de mourir ...

   

souci


   Cette impression désabusée parfois
   que mes mots, ma vie,
   sont comme ces paysages en partie engloutis par le brouillard ...
   Grâce et délicatesse,
   mais flou, flou, flou,
   mystères ...
   Rien à comprendre ...
   Je ne veux pas me fiche de tout,
   mais parfois, tout semble si vain ...
   Naïveté, fraîcheur, refuges
   Loin des engrenages des pensées ...
   Kalahan, je n'ai pas pu traverser l'épaisseur de ton silence.
   Je traverse celle de ton absence, à jamais, à toujours.

   
   
   

souci

 
   Si la vie était un dessin,
   il serait plus facile
   d'éviter qu'elle empèse,
   empèse ...
   J'aspire à la légèreté ... j'ai confiance,
   elle est possible,
   comme un dessin subtil,
   une lecture diaphane ...
   
   

souci


    Cinquième Noël depuis notre tragédie.
    Il avait seulement 14 ans et demi et il s'est donné la mort.
    Kalahan reste à jamais mon neveu, premier-né de mon frère et de son adorable épouse.
    Ce chagrin m'a terrassée, je l'ai supporté, son poids est en moi mais je le porte avec fierté et rage d'aimer.
    Même qu'en ouvrant les ailes de l'envergure poétique, je vais planer bien haut, au-dessus des nuages, des champs de bataille, des marécages.
    Si un petit boudin-compote-patates issu du quart-monde comme moi y arrive, alors pourquoi pas vous ?
    Voir le Beau, le Beau, le Beau ...
    Le faire EXISTER perché tout là-haut, loin des platitudes ...
    Sérénité à vous tous pour ce Noël ... M.

   

souci


  ça va "tout doux", ô sûr
  pas de superbes enthousiasmes
  à conquérir l'insaisissable
  mais une joie irrésolue
  loue les plages du silence ...

  https://www.youtube.com/watch?v=nk7bd2EHXSM

  Et ... clin d'ouille ! ;) Sacréezinzin.
 

Federico




Vers d'amour


Tu gardes dans tes yeux la volupté des nuits,
O Joie inespérée au fond des solitudes !
Ton baiser est pareil à la saveur des fruits
Et ta voix fait songer aux merveilleux préludes
Murmurés par la mer à la beauté des nuits.

Tu portes sur ton front la langueur et l'ivresse,
Les serments éternels et les aveux d'amour,
Tu sembles évoquer la craintive caresse
Dont l'ardeur se dérobe à la clarté du jour
Et qui te laisse au front la langueur et l'ivresse.

Renée Vivien, Cendres et Poussières, 1902
 

"Être accablé d'une douce langueur... mélancolie empreinte de rêverie douce et d'attendrissement amoureux."
- Espérer, c'est avoir la force de sourire avec un cœur qui ne cesse de pleurer
- Qui pourrait me dire maintenant ce que je dois dire, écrire, croire, penser ou faire ? Personne ! je suis LIBRE !

souci


  "Ô joie inespérée du fond des solitudes ... "

   ça mérite une pomme de pin d'argent, ça, au moins ...

   
 

Nalingi yo

Bonsoir

Je dépose un petit mot ici car j'ai eu une grande pensée pour toi, souci. J'ai fais du covoiturage aujourdhui et le monsieur qui conduisait était accompagné de son fils de 8 ans. Qui s'appellait Kalahan ! C'est un prénom très particulier, qui m'a marqué. Je savais que je l'avais déjà entendu/lu quelque part et c'est en rentrant chez moi que je me suis souvenue. Ils revenaient tout les 2 du réveillon qu'ils avaient passé chez le frère du papa. Il m'avait l'air d'un petit garçon timide mais très curieux du monde qui l'entoure et à l'esprit vif.

Je t'embrasse et te souhaite une douce nuit